Jean-Bernard Papi, romancier, essayiste, nouvelliste et poète

                                        Il n'y a de recette de jouvence que le rire.
                       Partageons nos plaisirs. Vous lisez ! J'écris !      
                                        Biographie

     

  Je suis né à Angoulême (Charente)  en mai 1939.  J’ai 13 mois quand le 11 juin 1940 dans la matinée, je perds mon père, brigadier-chef appelé dans une unité de reconnaissance (GRDI) et conducteur d’un side-car, tué en mission de guerre par la mitrailleuse d’un char allemand.( voir sur ce site http://www.jean-bernard-papi.com/journal-de-guerre-de-laurent-papi.php ) Il y eut, faut-il le rappeler plus de 100.000 morts français durant cette guerre. Trois balles groupées autour du cœur. Petite parenthèse : du fait de cette mort tragique, une amie psychologue prévoit que j’aurai des ennuis de santé côté cœur ; il est vrai que amoureux éternel je m’en suis beaucoup servi. A quelques jours près c’était l’armistice. Un héros, cité à l’ordre du corps d’armée et croix de guerre 39/45 avec étoile de bronze, qui fera de moi un adulateur de l’héroïsme sous toutes ses formes et un admirateur de ce soldat inconnu vénéré par ma grand mère et, un temps, par ma mère. Comme Albert Camus, Coluche, Paul Ricœur, Jean-Louis Barrault, Philippe Seguin et tant d’autres, je deviens de ce fait « Pupille de la nation ». Une nation ensuite plus préoccupée à faire de nous des techniciens que des préfets. Les noms cités ci-dessus sont des exceptions. Privés de père nous vivons donc dans les jupes de nos mères avec ce que cela comporte pour ceux qui ne cherchent pas à s’en échapper.

     À 5 ans je suis mis en pension à la campagne, à Villefagnan près de Ruffec (16), ma mère ne voulant plus courir de risques après qu’une bombe de 1000 livres US soit tombée à 5 heures du matin le 15 juin 1944, alors que nous dormions, sur le bâtiment voisin, une école de garçons, sans exploser. Une ailette perdue en vol, avarie rare qui mérite d’être soulignée, qui  fit que la bombe est tombée à plat et n’a pu armer par son  hélice le  percuteur situé sur la pointe. Nul doute que si elle avait explosé je ne serai pas en train d’écrire ce texte. A dater de ce jour commencent les miracles qui feront que je me croirai protégé par ce père plutôt que par un quelconque ange gardien. (Mais allez savoir peut-être se sont-ils mis à deux 
    
À Villefagnan, je ne vois alors ma mère que très rarement, difficile de voyager à cette époque, même pour faire  une cinquantaine de kilomètres. J'ai encore en mémoire ces camions avec gazogène qui transportaient leur carburant avec eux sous forme de bûchettes, tout ça à petite vitesse et dans un long gémissement de moteur. A mon retour auprès d’elle, j’ai 7 ans, elle m’annoncera son remariage avec un inconnu. Nouveau bouleversement. C’est un homme affable plutôt flemmard qui revient d’Allemagne où il était prisonnier. A cet âge j'apprends seul à lire (Dans Zig et Puce) et comme ma chambre est truffée de livres, principalement scolaires, ceux de ma mère, je lis avant d'aller à l'école. Je suis réveillé tôt car la tabatière qui sert de fenêtre à ma chambre de bonne sous les toits n'a ni rideau ni volets. De cette époque date ma frénésie de lecture et mon envie de figurer parmi les auteurs du célèbre Bordas.
  
 Envie qui ne me quittera jamais et deviendra même au fil du temps une nécessité. ( Un neurologue (Pierre-Marie Lledo) n'affirmait-il pas récemment que la lecture employait 80% de notre cerveau alors que regarder passivement un écran n'emploi que 20% du cerveau ceci pour encourager à lire ceux qui craignent la maladie d'Alzheimer.)
  
  À l'âge de seize ans, passionné d'avions et de mécanique, peut-être aussi par goût de l'aventure et sûrement poussé par une volonté sournoise d’égaler en grandeur, mon seul héritage, mon défunt père, j'entre dans une école de l'armée de l'air et je deviens « arpète », à Saintes. C'est alors que, inspiré probablement par ce milieu inhabituel et rugueux, je commence à écrire des histoires courtes, des chansons sur les professeurs et les camarades, j'écris aussi des poèmes « sérieux » qui seront publiés dans un périodique, Horizon-Poétique (En compagnie de Marie Noël, Max Jacob, Francis Jammes etc.) (Voir la partie photos de Sur l'auteur http://www.jean-bernard-papi.com/sur-lauteur.php) C'est l'époque où la lecture de "Allons-z-enfants", me poussera à vouloir quitter l'uniforme pour m’adonner à l’écriture. Un poète angoumoisin m'en dissuadera : l’écrit ne nourrit pas son homme... (Mes écrits en tout cas….) Faites carrière et partez tôt, me conseillera-t-il.

     Je fête mes vingt ans en Algérie, je prends du galon à Salon de Provence, puis officier mécanicien je participe à la mise au point de l'avion de transport Transall à Orléans. A Orange je dirige la construction d'une immense soute à munition, à Cazaux je veille à la logistique des campagnes de tir. Tout ça est de l'hébreux mais sachez que je fais le métier pour lequel je suis payé du mieux possible. Muté à L'école d'enseignement technique de Saintes (EETAA) je dirige l'équipe chargée de la rénovation des programmes de l'école, il faut passer du niveau CAP à celui du Bac général. Ceci fait je vais à Rochefort à l'Ecole technique de l'armée de l'air où je dirige l'équipe chargée des examens des élèves et des cadres techniciens de l'armée de l'air. Ma carrière militaire s'arrête là 
    J'écris un peu dans des journaux militaires, le devoir de réserve et les chicaneries administrativo-militaires m'empêchent de faire plus car je ne veux pas me lancer dans des textes techniques ou historiques mais dans des œuvres d’imagination. Loti, lieutenant de vaisseau, était moins encadré au siècle dernier. Je décide donc d'arrêter ma carrière à quarante-sept ans, je suis alors colonel, je retourne au rêve qui ne m'a jamais quitté, l'écriture... Je démarre alors un nouveau métier. En octobre 1989 je commence un roman qui deviendra La chanson de Rosalie (http://www.jean-bernard-papi.com/la-chanson-de-rosalie.php) récit à la première personne sur les arpètes dans les villes de garnisons que sont Saintes et Rochefort, ainsi que sur plus généralement l'armée de l'air en Algérie dans les périodes 1959 à 1962. Chanson de Rosalie qui aura un joli succès chez les anciens arpètes bien entendu mais aussi chez les civils. Georges de Caune l'appréciait tout particulièrement surtout la partie Algérie. J'écris aussi, selon mon humeur, des nouvelles et de la poésie. En 1992 l'Encrier Renversé publie une nouvelle : L'Aérius, la Pensée Française-Poética de Saint-Etienne, qui n'attendait que ça pour disparaître, publie un conte : Des fées singulières, le Conseil Général de la Charente, La ville de Cognac et Rémy Martin SA, s'offrent le luxe de sponsoriser 12 nouvellistes du terroir en publiant un petit livre : "Nouvelles Charentaises". J'ai le bonheur d'y figurer avec La part des anges.    
     Comme sous l'effet d'une accélération l'Encrier-Renversé, Nouvelle-Donne, les Feuillets Roses et autres revues nationales consacrées à la nouvelle m'ouvriront plusieurs fois leurs pages. En 1993, j'ai eu le bonheur d'être le lauréat du 9éme Festival de la Nouvelle de Saint-Quentin. Je figure dans diverses anthologies de poésie, en particulier celle des éditions Le Croît Vif (www.croitvif.com ) : Charentes... J'écris ton nom (1996), dans le recueil de poèmes édité par La Poste (en 2000) dans celui intitulé Poésie du Point du Jour (2004/2005) comme dans ceux édités par l’Atelier de poésie de Cognac
    
Je croise la route des éditions Editinter ( www.editinter.net ) qui vont éditer en 1998 un recueil de poésie Croquis des Saisons et des Voyages (http://www.jean-bernard-papi.com/croquis-des-saisons-et-des-voyages.php) puis l'année suivante des nouvelles, Cheval d'enfer et autres nouvelleshttp://www.jean-bernard-papi.com/cheval-denfer.php) très bien accueillies par la critique et vendu en deux ans. La Chanson de Rosalie(http://www.jean-bernard-papi.com/la-chanson-de-rosalie.php,) 2000 exemplaires achetés par l’association des anciens élèves de l’école de Saintes (AETA) obtient un joli succès dans l’armée de l’air. Un second recueil de poésies en 1999 : Portraits de famille (http://www.jean-bernard-papi.com/portraits-de-famille.phpsera publié par Editinter. Je tiens, ou plutôt j’ai tenu de 1995 à 2004 le « Billet d'humeur » de la revue Poésie Première.  Les éditions Jean-Michel Bordessoules (www.editions-bordessoules.com ) entre temps m’ont édité un roman (Policier, coquin et d’un humour fracassant dixit les critiques) Naufrage d'un autobus (http://www.jean-bernard-papi.com/naufrage-dun-autobus.php) et une nouvelle, La femme sur la passerelle dans un ouvrage collectif : 2001, une odyssée saintaise paru en juin 2000. De nouveau chez Editinter Vive la révolution et autres nouvelles (http://www.jean-bernard-papi.com/et-vive-la-revolution.php) paraissent en 2001, Mémoires des autres guerres (http://www.jean-bernard-papi.com/memoires-des-autres-guerres.php) en juillet 2003, Socrate et les technocrates (http://www.jean-bernard-papi.com/socrate-et-les-technocrates.php ) Prix Claude Farrère 2005, en 2004. Une petite musique jouée sous la verrière de la Fabrique de munitions (http://www.jean-bernard-papi.com/une-petite-musique.php) (Idlivre éditeur) parait en 2001. Dans ce roman un brin déjanté, inspiré par une authentique entreprise d’état, la fonderie de Ruelle (Charente), je laisse complètement aller mon imagination et mon humour. Malheureusement, l’éditeur au bout d’un an m’abandonne moi, ma petite musique et mes illusions au bord du chemin à la suite d’une brouille dont je suis en grande partie responsable. Mea culpa. Un critique pourtant sérieux, me situe entre Jean Hougron et Villier de l’Isle Adam, c’est beaucoup trop d’honneur. « Je ne rate pas vos écrits car je m'en régale » m’écrit Jean L'Anselme, poète et écrivain2007, les éditions charentaises Le Croît Vif www.croitvif.com publient Les  Balades insolites (http://www.jean-bernard-papi.com/balades-insolites.phpen collaboration avec Christiane Massonnet aquarelliste et peintre de grand talent. Puis en 2008  Céline, jusqu’au dernier jour (http://www.jean-bernard-papi.com/celine-jusquau-dernier-jour.php)  un roman qui n’a strictement rien à voir avec Louis Ferdinand Céline. En 2011 parait un roman policier J'ai tué Samir Vanadjian (http://www.jean-bernard-papi.com/jai-tue-samir-vanadjian.php) aux Editions Mon Petit Editeur à Paris.       Je publie des textes dans différentes revues et opuscules notamment dans une revue d’art et photos « Saintes visions insolites » et la Saintonge Littéraire me publie des Nouvelles et un texte dont je suis très fier sur le sculpteur (méconnu) Jean Gabriel Chauvin.(http://www.jean-bernard-papi.com/article-biographie.php ) La ville de Morestel publie le poème Demain ma sœur en 2007 et Normandoux Un ogre appelé Normandin. Je fus durant plus de dix ans directeur de la revue : Le Moulin de Poésie et je participe aux travaux de la Saintonge Littéraire qui m’ouvre sa revue régulièrement. Je suis membre de l’association des Ecrivains combattants (aec@unc.fr et www.lesecrivainscombattants.org)  et chevalier dans l’ordre national du mérite. Enfin, je figure dans le Dictionnaire Biographique des Charentais édité en 2005 par Le Croît vif (page 999). Depuis j'enchaîne les romans, les essais, les nouvelles etc.
    
 Presque dans chacun de mes textes je célèbre l’amour impossible et l’héroïsme, souvent d’ailleurs il s’agit d’un individu fragile qui s’oppose à plus fort, Socrate en est l’archétype. Peter Sloterdijk, philosophe allemand dans un entretien accordé au journal Der Spiegel et repris par Le Point du 15 juin 2006, assure qu’il n’y a plus de héros mais des stars. Sans m’étendre sur la différence qu’il y a entre une star et un héros je crois fermement que ce dernier n’est pas mort, tué par le show-biz, mais apparaît partout où l’homme se bat pour un idéal, à nos yeux respectable ou non. C’est le cas de tous les résistants, de tous les moudjahidin, de tous les croyants… Autre trait de mon caractère, je suis perpétuellement en colère comme si la société me devait quelque chose alors qu’il n’en est rien. Il n’y a pas de dettes morales héréditaires et si quelqu’un mange des fruits verts ses enfants n’ont pas à en « avoir les dents gâtées ».   

       © Jean-Bernard Papi

                                                                         

                                 Parisiens et compagnie…

  
  Comme tous les auteurs qui croient posséder une once de talent je rêve de me faire éditer par l’un des grands éditeurs parisiens, et autant viser haut, par Gallimard, Flammarion, Le Seuil etc … J’ai eu jusqu’à présent le bonheur d’être édité par de petits éditeurs de province : Le Croît Vif en Saintonge, Editinter dans l’Oise, Bordessoules à Saint Jean d’Angély mais jamais à compte d’auteur, par principe. Au total 14 bouquins dont 7 romans. On pourrait penser que, sans vouloir concurrencer les « grands »-z- auteurs, j’ai ma place dans l’une de ces illustres maisons ? Eh bien, pas du tout ! Un roman policier qui m’a demandé deux ans de travail, que je trouve pas mal et même plutôt bien ficelé - pour le style voyez un de mes articles dans ce site. Hélas ! ce roman policier n’a pas trouvé porte ouverte chez les éditeurs cités plus haut. Sans un mot d’explication. Après un séjour de 5 mois chez Gallimard. Je le croyais même perdu.
   Alors y a-t-il justement une explication ? Je n’ai tué personne c’est vrai, mais peut-être qu’en cherchant bien en Algérie durant la guerre, bien qu’aviateur, ai-je tué quelqu’un par inadvertance. Je n’ai pas fait de prison… Eh bien si ! un mois de prison civile avec sursis pour avoir de nuit forcé un barrage, en Algérie. Je n’ai pas fait de radio ou de journalisme… Seulement 8 ans à tenir une chronique de poésie sur l’antenne de radio Hélène à Surgères (17) et autant à tenir le billet d’humeur dans la revue "Poésie Première". D’accord c’était confidentiel, mais enfin je l’ai fait. Sans gloire et bénévolement. Je n’ai pas fait de télévision… Mais si ! 2 fois, la première dans le magazine des armées Horizon 3 ou 4 minutes sur FR3 en 1984 et en 2009 toujours sur la 3… Bon ce n’était pas sur TF1 alors passons. Je ne fais pas partie des profs de lettres. C’est vrai mais j'ai beaucoup potassé notre langue et ma bibliothèque peut témoignenr de ma culture, plus de mille bouquins et des bons ! Je n’ai pas fait de grande école, genre Normale sup ou Sciences po, je n’ai pas de réseau … C’est vrai, je n’ai fréquenté que l’Ecole militaire de l’air sise à Salon de Provence, deux ans de préparation, deux concours et deux ans de scolarité dont un an en internat. (J’étais marié nous avions un enfant) et pour le réseau, rien… Je ne suis pas non plus une jolie femme.
   Il faut donc chercher ailleurs. Je vis en province. Malheur ! Le « parisianisme inoxydable » que dénonce Patrick Roegiers dans la "Libre Belgique" à encore frappé ! « La culture officielle, élitiste et parisienne, dénonce Die Welt est en train de créer un fossé dangereux au sein de la nation française ». Bigre. Y aurait-il des maffias à Paris qui accapareraient la culture et dans le monde des lettres en particulier, là où il est si difficile de gagner sa vie que l’on est bien obligé d’écarter becs et ongles les malotrus venus de leurs provinces la fleur au fusil, comme un héros de Balzac. Peut-être que je me fais des illusions et que personne ne me repousse ; je suis trop mauvais c’est tout. Pourtant quand je lis, ou quand je veux décrypter quelques auteurs du Grand Paris je me surprends à me demander si on ne se fiche pas de ma fiole. Prenez Ruffin par exemple, l’idole des médias, je n’ai jamais pu terminer un de ses bouquins, et d’autres illustrissimes pipoles dont je tairai le nom, tout juste bons à torcher des feuilletons dans La Veillée des Chaumières ou le Chasseur français. Les grandes écuries sont ainsi faites, remplies de toquards et de bardots pour un seul crack, alors pourquoi m’en interdire l’accès ? Je ne déparerai pas le caravansérail et je le jure je ne ferai pas la cour aux dames…
 Je dois dire que j'ai eu un appel de Flammarion, hélas je n'écrivais que des nouvelles à l'époque et comme vous le savez les nouvelles c'est invendable. Tout de même,  je suis monté à Paris, avec un de mes mes maniscrits, il y a quelques années déjà. Les lecteurs-trieurs, plus trieurs que lecteurs, officiaient ce jour là. Une demi-douzaine de galopins ouvraient les manuscrits enlevés sur un tas, feuilletaient quelques pages, s'esclafaient, ricanaient et jetaient le manuscrit sur un autre tas. Et voulà ! Depuis je publie sur l'Internet avec l'idée bien arrêtée de me passer de ces grands -z-éditeurs.
   J’ai craché ma bile. Mais avouez que pas même un mot d’explication accompagnant le retour du manuscrit vous met les boules au-dessus de la crinière, surtout quand on rêve d’être écrivain depuis l’âge de onze ans, que l’on a tout sacrifié, bu toutes les rinçures, avalé toutes les couleuvres et cru dur comme fer à l’honnêteté du genre humain pour y arriver.
Jean-Bernard Papi ©
                                                                       
                                                                 

                                                               Quelques critiques
                 Portant sur l'ensemble de mes textes, nouvelles , poésie et romans 

 

 - ... quelques pages retentissantes sur les à-côtés de la colonisation et le beau récit-titre, description réussie d'une page de la guerre d'Algérie. Une écriture différente, plus directe, tout aussi efficace.   Courrier français du 4 sept 1998(sur Cheval d'enfer et autres nouvelles)

 - C'est ainsi qu'il nous montre avec brio, grâce à ses histoires courtes, des hommes simples pris dans la tourmente de leur époque. Un ouvrage sans bavardages, plein de mouvements. A lire cet été.L'hebdo de Charente Maritime du 23 juillet 1998. (sur Cheval d'enfer)

- Ce récit est superbement écrit... d'autres textes qui suivent, plus courts certes mais d'une qualité égale dont on retiendra Paris-Dakar ou le Grand-homme dans lesquels l'humour et la dérision ont une place de choix... Avec ces deux ouvrages (Cheval d'enfer et Croquis des saisons et des voyages), Jean-Bernard Papi a posé les cailloux de son talent sur un chemin littéraire qui ne commence qu'à se dérouler devant lui. Sol'Air juin 98.

- Autant le dire d'entrée : Papi n'a pas de rhumatismes ! Les thèmes un peu bêtes, le style approximatif et le tournage autour du pot cher à des kyrielles d'auteurs ne supportant pas la moindre critique car se prenant pour des génies, ce n'est pas pour lui. Papi est un Auteur avec un grand A. Son style est un pur régal pour les cellules grises qui pour le coup en deviennent rouges de bouillir de tant de plaisir renouvelé à chaque phrase ! Cheval d'enfer, première nouvelle du recueil qui lui donne son titre, est sans doute l'exemple le plus criant de son excellence. Sorte de micro-roman en huit parties, il forme une mise en bouche exquise qui démontre que l'auteur a une fibre littéraire exceptionnelle en plus de maîtriser à la perfection tous ses sujets. Pas de répit pour le lecteur, pas de longueur dans le récit, un intérêt de tous les instants consacré par un art de la chute achevé. Et avec ça Papi a de l'humour, un humour dont il possède toutes les nuances, de l'humour noir à l'humour dévastateur en passant par l'humour décalé à la Buzzati mais en nettement plus vivant, plus enlevé et plus inspiré. Il est comme un peintre dont on ne peut que constater qu'il sait tout faire, mais chez qui le geste n'est jamais gratuit. Papi gagne assurément à être connu, ses textes à être lus. Comment se fait-il d'ailleurs qu'on ne croise pas plus souvent son nom dans le circuit revuistique ?  Hématomes crochus N° 7 (Texte Intégral)(sur Cheval d’enfer)

- Une écriture directe, sans fioritures inutiles, du punch, de la tendresse de l'humour...On lit d'un trait la longue nouvelle éponyme et l'on peu musarder agréablement dans les suivantes, plus courtes, plus en demi-teintes...Nouvelle Donne N°18 (sur Cheval d'enfer)

 - ...Qui est ce Jean-Bernard Papi qui manie l'ironie avec tant de férocité et la férocité avec tant d'ironie. On est dans le domaine du réalisme le plus cinglant et les "chutes" laissent le lecteur pantois... Le lecteur est plié de rire et en même temps a des sueurs froides. Bref si Jean-Bernard Papi ne fait pas dans la dentelle, s'il frappe fort, le lecteur lui, jubile, va jusqu'au bout, au bout de l'enfer, de la dérision, mais cette jubilation le laisse pantelant. Du grand art. Brèves n°56 (sur Cheval d'enfer).

-  ... Mais le vrai sujet c'est plutôt l'amour, l'amitié, l'héroïsme en temps de guerre... Entre Villiers de l'Isle Adam et Jean Hougron, l'auteur affirme son originalité indiscutable.  Raymond Guilhem Europoésie N° 23, page 39 (Juin 99) (Sur Cheval d'enfer)

 -  Surprenant ce Papi avec son franc parler qui dissimule (mal) une âme de poète pudique... Six nouvelles très, très originales font preuve d'un humour décapant... et d'un sens très aigu de l'observation et de l'humain. N'exigez pas de respect pour les fonctionnaires qui n'en méritent pas et voyez combien sont divers les personnages que vous allez rencontrer, groupés en un étonnant ballet hilarant parfois, dérangeant toujours, parfaitement caustique et plein d'une jubilation qui en aucune manière n'écarte la plus salutaire réflexion. MS. L'Encrier Renversé N°41 (sur Cheval d'enfer).

 - Le billet d'humeur de Jean-Bernard Papi (sur les concours !) un petit régal. Europoésie juin 98 (A propos de Poésie Première N°10)

 -  Un article vif et drôle de Jean-Bernard Papi dénonçant les concours de nouvelles, catégories "clowneries et turlupinades". Ecrire et Editer. (A propos de Poésie Première N°10)

 - Il m'est aussi agréable d'y trouver la plume alerte et taquine de Papi.Jean l'Anselme (à propos de Poésie Première N° 13)

 - "L'aérius" superbe machine volante de J-B Papi... Jean-Bernard Papi qui nous en apporta un "Si Saint-Quentin m'était conté" un peu décapant mais vigoureux et personnel. l'Encrier Renversé N° 38 (Histoire de raconter 10 ans d'Encrier Renversé.)

 - Nouvelliste et romancier Jean-Bernard Papi n'a publié à ce jour que ce recueil de poèmes. Il y a dans sa poésie quelque chose qui vient de la prose : une certaine liberté d'écriture et de ton qu'ont perdu la plupart de nos poètes... Il s'agit souvent d'un angle d'attaque original de la réalité. Ce qui n'exclu pas des passages qui ont le charme nostalgique des poèmes de Verhaeren... Et ces poèmes agissent comme des aiguillages pour l'imagination. Michel Monnereau Friche N°67 (à propos de Croquis des saisons et des voyages).

 - Le Roman La chanson de Rosalie confirme un style d'une grande vivacité, une écriture particulièrement accomplie... A la fois oeuvre de mémoire enrichie d'anecdotes La Chanson de Rosalie-si elle rend l'atmosphère des villes et des écoles militaires dans les années 55/65 n'en est évidemment pas moins un ouvrage tous publics. Bon nombre de lecteurs apprécieront cette fresque de personnages que nous aurions tous pu connaître et tout au long de laquelle l'auteur se distingue par une écriture franche et sans concession. Haute Saintonge du 20 août 99 Jean-Claude Lucazeau

 -...De sa plume alerte Jean-Bernard Papi dépeint le quotidien d'adolescents...Distillant quelques coups de griffes par-ci par-là, il met en évidence le caractère de ceux que l'on appelle familièrement les arpètes... L'Hebdo de Charente maritime du 1/7/99 et L'Echo des Arènes sept 99 n°23.)(sur La chanson de Rosalie )

- ... Jean-Bernard Papi dans son livre exhume le passé avec beaucoup de sensibilité...Sud Ouest 10/9/999 Gérard Vallet (sur La chanson de Rosalie)

 - L'ouvrage fouillé et brillant ne manquera pas de surprendre tant le monde tout proche décrit ici nous parait lointain... Avec La Chanson de Rosalie Jean-Bernard Papi vient à l'évidence de signer son ouvrage le plus important, le plus abouti et le plus intime. Courrier français du 10 sept 99 Christian Robin

 - De Saintes à l'Algérie... Ce roman, La chanson de Rosalie, relate la vie de deux jeunes gens faisant leur apprentissage d'homme et de soldat, de Saintes à l'Algérie en passant par Rochefort. Air actualité août 99.

 - La chanson de Rosalie... ce roman qui fleurit d'anecdotes sur la vie militaire en France et en Algérie rend avant tout hommage aux arpètes. Armées d'aujourd'hui sept 99.

 - ... le livre fourmille d'anecdotes sur la vie militaire de l'époque en France et en Algérie. AGPM N°202. (Sur La chanson de Rosalie)

Les arpètes y trouveront les moments heureux ou difficiles qui ont marqué le début de leur vie d'homme ; ils aimeront. Général Jean Rannou chef d'état major de l'armée de l'air. (sur La chanson de Rosalie)

 - Merci donc très vivement pour cette belle et nostalgique Chanson de Rosalie. Les arpètes et les autres y trouveront matière à se remémorer de vieux souvenirs. Beaucoup d'autres comme moi les découvriront au travers de ces anecdotes savoureuses. Général Michel Beaudoux commandant la Région aérienne Atlantique (sur La chanson de Rosalie)

 - On appréciera plus particulièrement le dernier chapitre où l'action s'enchaîne à la suite de son départ pour l'Algérie. Ce récit romancé se veut être avant tout un hommage rendu à tous ses héros de l'ombre qu'il a côtoyés, mais il constitue également un précieux témoignage sur la vie quotidienne dans cette école-caserne où bien des carrières se sont ébauchées et construites. Avec le talent de narrateur qu'on lui connaît, Jean-Bernard Papi a réussi, avec mention, cet exercice délicat, véritable prouesse technique consistant à assembler littéralement parlant le puzzle des mille et un souvenirs et autres anecdotes pour en faire un roman qui se lit avec un indéniable plaisir, celui d'écouter cette curieuse chanson de Rosalie qui bourdonne encore dans ses oreilles comme le chant de sirène du marin. L'océan et le ciel ont forcément quelque chose en commun : ils constituent chacun le miroir de l'autre. Les avions ne sont finalement que des voiliers du ciel. Sol'Air n° 21 / 2001. Laurent Bayart. (sur La chanson de Rosalie)


          - Naufrage d'un autobus. Sur fond d'intrigue policière, les aventures héroï-comiques d'un groupe de Saintongeais en voyage organisé en Italie. Une savoureuse galerie de portraits, tout le pittoresque saintongeais avec le choc des cultures. (Impression Atlantique N°5 édition Poitou-Charentes)

- Et vive la révolution Une longue nouvelle éponyme entraînant dans son sillage une dizaine de textes courts. Cette fois c'est dans ces derniers que l'auteur nous a semblé déployer  le mieux son talent : un art  consommé de la comparaison qui tue (on pense à François Reynaert, féroce chroniqueur du Nouvel Obs) un humour décalé à la Pierre Desproges, un sens de la construction aboutissant implacablement à la chute pourtant toujours surprenante comme chez Buzzati. Une vision très noire d'un XXIe siècle hélas trop plausible. B.N. Nouvelle Donne n°25.

  - Et vive la révolution Ses héros ne sont pas sans rappeler les personnages de Jacques Sternberg auteur mieux (re)connu pour qui la nouvelle non plus n'était pas un genre mineur. L'univers de J-B Papi est comme un film de Fellini, même s’il fait de l'œil à Buñuel, qui ne se raconte pas mais dont chaque plan est l'élément d'un puzzle qu'on ne peut lâcher avant de l'avoir achevé. Christian Grené Sud-Ouest du 9/05/01

         - Une petite musique jouée sous la verrière de la fabrique de munition. De la poudre à canon diluée dans les mots pour leur donner la force explosive d'un bâton de dynamite. On retrouve dans ce livre l'ironie, la gouaille, le sens de la dérision, du persiflage, la verve narrative ainsi que la qualité des dialogues qui font la spécificité d'une oeuvre qui prend, au fil du temps, de la consistance. Il y a dans ce vaste méli-mélo de la fabrique, comme des parfums d'opéra comique dans lequel les personnages dansent et chantent, habillés par un Jean-Paul Gauthier, couturier devenu fou, sur le fil tendu de leur livret. L.B. Poésie Première n°22

 - Une petite musique jouée sous la verrière de la fabrique de munition. Bérenger, un jeune homme de 20 ans enquête sur la mort de son maître spirituel et as du bilboquet Napoléon Troche dans une entreprise de l'état, la fabrique de munition Le Serpentin. Avec lui le lecteur y découvre un monde inaccoutumé, hors du temps et apparemment illogique où s'agitent des personnages ubuesques comme cette ordinatrice nymphomane. Hebdo de Charente Maritime  du 3/01/02

- C'est pourquoi je prends le courage de vous dire que, lorsque j'en ai l'occasion, je ne rate pas vos écrits car je m'en régale. Jean L'Anselme, poète, écrivain. (16 mars 2002)

 - Ses récits imagés tranchent avec les sempiternels faits de guerre sans saveur. Olivier Sarazin  Sud Ouest du 25/05/02.

   - Seule note à sonner décidément faux dans ce numéro : un Billet d'humeur vindicatif signé Jean-Bernard Papi qui ne serait crédible que s'il annonçait clairement son angle d'attaque, et par exemple en intitulant cette chronique Lu à la télé, puisqu'il semble juger de la  médiocrité contemporaine uniquement devant l'écran allumé. BL  (Quinzaine littéraire du 16 au 30 avril 2002 à propos de PP N°22)

 - Des hommes et des femmes au réalisme cru, qui ne cessent de se heurter avec violence et dont les histoires troublent, amusent, dérangent. En cela il semble que l’auteur ait réussi son pari : « Je veux que le lecteur se détende mais je veux (aussi) le prendre aux tripes ». Charlotte Collonges Sud Ouest du 22 août 2003 (Sur Mémoires des autres guerres.)

 - Mémoire des autres guerres est à lire sans tarder rien que pour contrebalancer la voix des médias qui simplifie à outrance le traitement des drames … une sorte de peinture montrant les petits et grands travers de la vie militaire… M. T.  L’Hebdo de Charente Maritime 20 nov. 2003

 - …L’ouvrage, original par le choix des épisodes et l’inattendu de leur chute l’est aussi par le style imagé et extrêmement vivant qui emporte le lecteur au fil des pages. J-H L. L’écrivain combattant avril 04 (Sur Mémoires des autres guerres.)