Jean-Bernard Papi, romancier, essayiste, nouvelliste et poète

                                        Il n'y a de recette de jouvence que le rire.
                       Partageons nos plaisirs. Vous lisez ! J'écris !      
     
                     Ecologie : science ou religion ?
                                                                                                                                                             Peinture de Kael (Michael Fleury)(2014)


L'humanité n'a d'autre espoir pour survivrer que la Raison et la science.
Raymond Aron (Le spectateur engagé. Edt. Julliard 1981)





   Commandé en 1970 par le Club de Rome, un groupe d'élites internationales, le rapport Meadow intitulé « Halte à la croissance », est sorti en 1972, durant le premier « choc pétrolier ». Ce rapport alarmiste établi par des experts du MIT (Université de technologie du Massachussetts), faisait état d’une limite prévisibles des énergies fossiles. L’écologie, qui se réfère à ce rapport, propose des mesures immédiates et coercitives pour contrer les deux événements, plus ou moins liés, qui constituent une part importante de ses convictions, c'est à dire :
- La disparition du pétrole à brève échéance (cf. le rapports Meadow), ainsi que les principales matières premières.
- L’augmentation de la température du globe terrestre résultant de l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère, gaz issu principalement selon le groupe d’étude du climat, ou GIEC, -formé par les instances intergouvernementales et l'ONU- de la combustion des énergies fossiles par les industries. (1) Le 23 juin 1988, devant le Congrès américain, le Dr James Hansen, haut responsable de la NASA et activiste vert convaincu épaulé par le sénateur Tim Wirth dénonce pour la première fois "le réchauffement climatique" qu'il attribue au CO2 anthropique créant une véritable panique à l'échelle mondiale. Créant aussi un formidable tremplin pour le GIEC qui vient d'être créé par le G7 les 17 et 21 juin de cette même année.
  Sommes-nous devant une vue étayée scientifiquement, c'est à dire par des preuves évidentes et reproductibles, dégagées de toutes hypothèses non vérifiables, ou devant une religion (une utopie) basée sur une croyance développée par un biais de faux consensus (croire que tout le monde est d'accord) ? Examinons les deux ennoncés en nous basant sur le réel et les chiffres.
Nota 1: Nous n'analyserons pas ici les travaux des climatologues.
Nota 2 : La religion est définie ici par 1/ La reconnaiossance d'un principe supérieur de qui dépend notre destinée. 2/ La conformité avec un model social qui peut constituer une règle de vie. Le parti communiste fut tout à la foi une religion, une église, un ordre et une communauté (Pierre Gaxotte). Le Robert 2019.

La disparition du pétrole.
 
Bien que, régulièrement, de nouvelles poches de pétroles soient découvertes et exploitées, il n’empêche que l’ensemble des réserves mondiales de brut, qui en janvier 2009 étaient estimées à 1342 milliards de barils, ne seront pas éternelles sans que l’on puisse annoncer précisément l’époque de fin de ces réserves. Cependant, et depuis quelques années, 33 pays dont les USA, la Chine, le Brésil, l’Allemagne, la Suède etc. extraient, de leur sol, un carburant appelé kérogène à partir des gisements de schistes bitumineux. Cette réserve estimée en 2005, entre 2800 et 3300 milliards de barils augmente régulièrement au fur et à mesure de la découverte de nouveaux gisements. En France, 60 à 100 milliards de barils, -chiffres sous toutes réserves-, dorment à 2700 m sous le bassin parisien, ce kérogène permettrait de tenir entre 90 et 150 ans environ au rythme de la consommation française de 2011. Ce type d’extraction, qui a ses inconvénients, le mouchetage du paysage par des puits d'extraction par exemple, est vivement combattu par les écologistes français. La majorité de ces derniers préfère envisager une décroissance du PIB capable d'enrayer la consommation de pétrole, ce qui ne se fera pas sans risques économiques et sociaux importants. En 2012 le président de la république d’alors, François Hollande cédant à la pression écologique, a interdit toute exploitation autour des schistes bitumineux en France. Aujourd’hui, un vague concept appelé « transition écologique » se substitue au terme de décroissance sans que l’on sache ce qui se cache vraiment sous ce vocable technocratique. (2) On verra plus lloin l'objet de la décroissance pris comme dogme.

Disparition des autres matières premières.
  Hormis les « terres rares » (lanthanides) oxydes métalliques plutôt foisonnants mais répartis de manière non concentrée et l'hélium surconsommé, le fer, l’aluminium, le cuivre, le magnésium, le chrome etc. sont abondants sur terre (3). La Chine et l’Afriques sont les principaux exploitants des terres rares nécessaires à l’industrie électronique, ce qui constitue un handicape stratégique pour le reste du monde. Cependant, toutes les réserves ne sont pas connues et, de la même manière qu’Edison essaya plus de mille matériaux avant de trouver le bon filament pour ses ampoules électriques -remplacées aujourd’hui par des diodes électroluminescentes (LED)-, la science et la technologie feront le nécessaire pour substituer aux "terres rares"  des composants moins difficiles à exploiter.

Alors pourquoi tant d’inquiétude ?
  Le mathématicien Nicolas Georgescu-Roegen (1906/1994) serait le fondateur de l’écologie moderne. Il avança l’idée que l’énergie disponible sur terre aurait fatalement une fin - idée reprise ensuite par le rapport Meadow- en se basant sur le second principe de la thermodynamique qui affirme ll’inéluctable dégradation (ou entropie) de l’énergie. Théorie admise sans discuter par les écologistes. Ce principe, dit de Carnot et 2ème loi de la thermodynamique (une science véritable), s’applique à un système mécanique -à l’origine les machines à feu- clos et en fonctionnement dans lequel l’énergie est dissipée par son utilisation, la chaleur rayonnante ou les frottements. Ce qui permet d’affirmer à la suite que l’entropie -désordre au niveau moléculaire-, ne peut que croître. Ne pas confondre entropie (ci-dessus), et anthropie : oeuvre de l'homme. Appliquer ce principe à un système vivant et complexe, c’était faire de nombreuses impasses déterministes peu scientifiques. Georgescu-Roegen considère que la recherche fondamentale, qui nous a maintes fois sorti du pétrin, doit être mise de côté et oubliée. Les progrès de la médecine et de la chirurgie, de l’alimentation, des éléments de confort, de l’alphabétisation peuvent pourtant témoigner du contraire. Les physiciens pour leur part notent que le rayonnement solaire -apport d'énergie- et tout ce qui lui est associé est absent dans la théorie de Georgescu-Roegen. De nombreux écologistes ont emboité le pas à Georgescu-Roegen dans un sens de plus en plus radical accusant le capitalisme, la mondialisation et la société marchande de promouvoir le gaspillage de la planète. D’où l’idée de prôner la décroissance avec des variantes en décroissance soutenable, volontaire, antipub, antinucléaire, zone à défendre, blacks-blocs, anti-capitalistes etc.
 
Un climat terrestre de plus en plus chaud ?
  Le  GIEC, organisme controversé par certains climatologues et non des moindres, (l’américaine et climatologue Judith Curry par exemple), qui lui reprochent ses positions gauchisantes et anti-capitaliste, dans son dernier rapport, le cinquième, informe que la température terrestre, toutes surfaces confondues a augmenté de 0,89 degré entre 1901 et 2012. Un degré disait déjà en 1960 la revue Diagramme (voir "Controverse sur le climat" sur ce site). L’homme et ses industries, réaffirme le GIEC après Hansen, est en très grande partie responsable de cette augmentation de température du fait des émissions de gaz dits "à effet de serre" : CO2 et CO issus de la combustion des énergies fossiles, méthane et dans une moindre mesure vapeur d'eau et autres aérosols. À ce rythme, en 2100 la chaleur du sol devrait augmenter de 2,6watt/m² ce qui accroitra la température de l’air de +0,3 à +0,7 °C soit une élévation de +1,5°C par rapport à 1850/1900. Le +4°C comme avancé parfois est jugé peu probable.
  Bien que le CO2 constitue la nourriture des plantes et du plancton, au-delà d’un seuil (GIEC) sa concentration dans l’air est préoccupante car la végétation actuelle et les océans ne peuvent absorber le surplus. À moyen terme affirme encore le GIEC, soit vers 2100, si l’on ne réduit pas les émissions de CO2 la vie sera perturbée sur terre. En accusation la surconsommation de charbon et de pétrole par les moyens de transport (autos, avions, navires) le chauffage et l’industrie chimique ou de transformation sans oublier l’augmentation rapide de la population mondiale, aujourd’hui de 7,5 milliards d’individus, elle-même consommatrice de pétrole en tous les usages de la vie courante.
  Ajoutons les nombreuses autres causes d’augmentation de température sur lesquels on n’a pas ou peu de prise et négligées par le GIEC : Ce sont les variations cycliques du rayonnement solaires (cycle de Schwabe), l'influence des rayons cosmiques sur les aérosols dans la troposphère, l’activité volcanique, les modifications des courants océaniques, les variations des paramètres de Milankovic etc.  Alors que faire ?

Les solutions des écologistes :
   – Freiner la consommation de charbon et de pétrole en particulier dans les machines thermiques ? Vœux pieu qui parait socialement difficile à appliquer tant l'industrie est dépendante et sans grand impact si on se contente de considérer les automobiles sans toucher à l’industrie, aux navires et avions, y compris ceux des armées. La vue des autoroutes surchargées est un spectacle affolant et effrayant si on se contente d'imaginer les émissions de CO2 et la consommation de carburant en oubliant que l'autoroute est justement faite pour concentrer l'activité automobile.  
   - Décroitre en prenant pour objectif un retour en 1960 comme préconisé par l'écologiste Serge Latouche ? En 1960 la population mondiale était de 3 milliards d’individus, elle est de 7,5 milliards aujourd’hui ; que faire de cet excédent d'individus ? Ou en suivant Paul Watson de l’ONG Sea Shepherde (cité par Steven Pinker) qui préconise de limiter la population mondiale à moins de 1 milliard ?  On touche ici du doigt l’état d’esprit fanatique des écologistes radicaux qui avancent des propositions…impossibles à tenir. On tombe dans l'irrationnel propre à la religion en avançant des iidées dont on ne peut fixer ni la méthode d'accomplissement, ni les délais de réalisation... tout est dans un avenir lointain et flou. L'apocalypse révélée.
   – Freiner l’accroissement de la population mondiale ? Plus impossible encore que de freiner la consommation de pétrole. Il faudrait plusieurs  générations convaincues pour y parvenir. (Ou un guerre nucléaire si le besoin s'en fait sentir.)
   – Améliorer le rendement des moteurs thermiques, favoriser l’isolation des maisons, utiliser les puits canadiens plutôt que la climatisation etc. Toutes choses de bon sens mais de peu d'impact à court terme.
   - Passer au tout électrique. Seule l'énergie nucléaire est dite "énergie propre". Ce qui oblige à développer les centrales nucléaires honnies par certains leaders écologistes qui confondent arme atomique et électricité nucléaire (Yves Cochet en France par exemple). Ajoutons les éoliennes là où il y a du vent et les centrales solaires là où le soleil brille en complément, à condition d’une réglementation qui définisse le remplacement ou la démolition des installations après usage. On avance souvent le traitement des déchets nucléaire comme repoussoir : c'est une affaire de chimie qui se résoudra dans le temps.
  -Favoriser la plantation d’arbres gourmands en CO2 comme l'envisage l'Australie. Etc. Et faire confiance à la science ! "L'âge de pierre ne s'est pas arrêté faute de pierres" a déclaré avec humour le ministre saoudien du pétrole Ahmed Z. Yamani. 
   Mais sommes-nous certains d’une catastrophe apocalyptique -comme l’annoncent les membres du GIEC et certains spécialistes de tous horizons scientifiques ou l’américain Al Gore (qui avait prévu en 2007 la fonte totale des glaces polaires arctique avec arrêt du Gulf Stream et période glaciaire sur l'Europe ?) ou encore le Français Nicolas Hulot, sorte de Savonarole moderne- si la température de la planète augmente de 2 à 4 degrés d’ici 2100 ? Le passé de la terre ne peut-il servir de guide ? Par deux fois en deux mille ans la température terrestre eut des sautes d'humeur. Durant "l'Optimum médiéval" au moyen-âge européen, entre l'an 800 et 1300/1400, qui vit le Groenland verdoyant et "La petite ère glaciaire" de 1400 à 1800/1850.
  Selon Stéphanie Thiebault (Archéologie expérimentale in Encyclopédie Universalis 2018) en 1381/1390 la température fut la même qu'en 1991/2000. Durant ces époques la consommation de pétrole fut voisine de zéro pour des populations bien moindres qu'aujourd'hui. En attendant les solutions qui ne manqueront pas d’apparaître dans les dix ou vingt années à venir -ne signale-t-on pas le premier vol d’un plus lourd que l’air par propulsion ionique au MIT- il faut enfouir le CO2. Où ? Les anciennes poches de pétrole pourraient faire l’affaire. Voire le dissocier en ses composants ? Quant aux possibilités de modifier la teneur en gaz carbonique, on peut supposer que toutes modifications artificielles présenteraient plus d’inconvénients que d’avantages à l’échelle du globe terrestre affirme le physicien et climatologue Henri Dessens (1911-1971)(in Diagramme n° 100-1965 "Pourrons nous modifier les climats ?"). La recherche est ouverte.
  Quoi qu'il en soit les écologistes du monde, les Français, les politiques et leurs médias (par ex. Le Monde) plus encore, soutiennent  le GIEC et ses publications comme autant de révélations sacrées. Certaines ONG, comme Greenpeace, vont jusqu'à mobiliser les lycéens pour qu'ils propagent la bonne parole et instruisent leurs aînés au cours de marches et événements pour "sauver la planète" (15 mars 2019). Qui se souvient de la "Croisade des pastoureaux" en 1251 pour délivrer le tombeau du Christ et la manière dont elle utilisa la religion comme instrument de contestation politique ?

-Alors : L'Ecologie Science ou religion ?
    L’attitude fermée et radicale des écologistes, même chez ceux qui se disent progressistes, l’absence de références scientifiques convaincantes et chiffrées dans les jugements et préceptes qu’ils formulent ne permettent pas de penser l’écologie comme une science. À ne pas confondre écologie vet climatologie, cette dernière étant une science véritable, non dépourvue de charlatans hélas ! Tout au plus peut-on la rapprocher de l’économie qui, même si elle fait appel aux statistiques, n’a d’une science que l’approche pifométrique de ses experts. Pour beaucoup d’observateurs l’écologie est d’abord une sorte de secte apocalyptique au sens entendu du 17 ème siècle, c'est-à-dire appartenant au domaine de la religion. Les imprécations des écologistes (4) formulées dans leurs livres, leurs revues et les médias, sont très semblables à celles de ces prophètes hébraïques qui mêlaient à leurs injonctions des présages de catastrophes futures, par bonheur jamais accomplies. "Je suis celui qui est assis sur le globe de la terre, dit Isaï en parlant de son Dieu, et qui voit tous les hommes qu’elle renferme comme n’étant que des sauterelles devant lui, qui a suspendu les cieux comme une toile, et qui les étend comme un pavillon qu’on dresse pour s’y retirer?; qui anéantit ceux qui recherchent avec tant de soin les secrets de la nature, et qui réduit à rien les juges du monde". En d'autres termes ce Dieu qui nous voit n'aime pas les savants et les chercheurs et encore moins les gouvernements. Opinion que ne désavouent pas les dictatures ; le pouvoir [j'ajoute : quel qu'il soit et religieux plus encore], dit Peter Sloterdijk, a la capacité de mettre les faits en fuite.
  Le corpus de leur doctrine, et ses applications, ont pour résultats une mise à l’écart de la Raison raisonnante des Lumières contre les dogmes, pour donner la priorité aux sentiments et émotions, comme la peur, la haine et le repli sur soi. Naturellement sans tenir compte des aspirations des peuples en développement qui voudraient accéder eux aussi à la richesse et au confort occidental. Chez les écologistes, comme derrière toute religion, se cache l’appétit du pouvoir avec pour argument « la prune et le bâton » : Oubliez tout progrès, votre santé et celle de vos descendants est au bout de vos sacrifices. Le pape François ne s'y trompe pas quand il se range du côté des écologistes militants dans son encyclique Laudato si' (2015) et dans ses appels à la prière "pour la conservation de l'oeuvre de Dieu, créateur de l'univers" (c'est scientifique ça ?). N'oublions pas l'appel des religions (?) à jeuner le 1er de chaque mois pour économiser la planète.
   Terminons par un texte de Jean-Marie Harribey, qui lui aussi lie l'écologie à la religion, paru dans l’Encyclopédie Universaliste 2018 in "Critique de la décroissance" : « Sur quoi fonder l'écologie demande (le professeur d'écologie) Goldsmith (5) ? Pas sur la science mais sur la foi, répond-il. Il s'agit donc de réenchanter le monde, ainsi que le dit aussi Latouche. Alors que la modernité avait laïcisé la société, confinant la religion à la sphère privée, le religieux est réintroduit dans l'ordre politique pour détruire celui-ci comme lieu de construction de la cohabitation entre les humains […] Pour les théoriciens de la décroissance et du refus du développement, la coupable est finalement la Raison confondue avec la rationalité capitaliste, qui a désacralisé, « désenchanté » le monde. La nécessaire critique de l'instrumentalisation de la Raison tombe alors dans un relativisme qui met sur le même plan la science et la croyance. Or, s'il existe des croyances au sein de la science – l'économie en est un bel exemple –, la science possède des garde-fous : la raison et la vérification – qui lui évitent de se perdre dans la crédulité. Derrière la critique de la Raison, il y a le rejet des Lumières et de l'idée même que puissent être construits des droits universels. Le début de succès des thèses en faveur de la décroissance est dû, au moins en partie, aux échecs des expériences du XXe siècle et notamment à la difficile prise en compte par les mouvements sociaux et le marxisme traditionnel de la dimension de l'écologie. Celle-ci est devenue un impératif. Son inscription dans le champ social et politique en est un autre. Mais elle implique l'abandon de l'idée qu'il existe un ordre social naturel. La synthèse entre des objectifs sociaux (un développement au service de tous) et des préoccupations écologiques (une soutenabilité de ce développement) est à ce prix. La nature ne peut être ni objet, comme dans le capitalisme productiviste, ni sujet théorisé par l'écologie profonde, mais un projet puisque l'Homme porte seul la responsabilité de le penser. Un humanisme de notre temps ne pourrait-il concevoir un développement véritablement soutenable, socialement et écologiquement, alliant l'équité intragénérationnelle et l'équité intergénérationnelle ? »

Conclusions: 
  Je pense avoir démontré que l'écologie n'était pas une science. Le fanatisme et le zèle déployé par ses thuriféraires sont d'une secte, assez "New Age" dont on peine à découvrir les réels objectifs en dehors de prendre le pouvoir pour "sauver la planète" (6); noble cause mais aussi inatteignable que visiter la planète Saturne, accéder au nirvana ou à l'intimité de Dieu pour le commun des mortels. Cette religion nouvelle aura-t-elle le pouvoir de changer la société, le grand rêve des politiques et des idéologues ? Permettez-moi d'en douter, aucune religion n'a transformé les humains en profondeur, tout au plus les a-t-elle assujétis en leur faisant miroiter l'ineffable bonheur du renoncement à soi-même.

                                                                  

(1) Après l'analyse du carottage des glaces de Vostok, il semblerait que l'augmentation de la température terrestre ait précédé l'augmentation de gaz carbonique dans l'atmosphère. Le carottage porte sur une période de 400 000 ans, le CO2 se libérant des océans sous l'effet de l'augmentation de la température. Selon l'étude menée en 2003 par LB Klyashtorin et AA Lyubushin il n'y aurait pas "de correlation linéaire entre la consommation de pétrole et l'augmentation de la température terrestre."Pour leur part, observent les climato-sceptiques, les politiques et les écologistes choisissent les résultats qui leurs conviennent, mais ils ignorent tout des nombreuses incertitudes, des approximations et des problèmes que posent encore les méthodes qui ont été employées (lapensée-unique).
(2)  La disparition du pétrole n’est donc plus ou pas à l’ordre du jour dans de nombreux pays, sauf en France. L’électricité, le gaz propane liquéfié, l’hydrogène liquide, font figures de prétendants à la relève des énergies fossile au moins pour les véhicules automobiles. Ce qui atténuerait les émissions de CO2 sans pour autant les supprimer totalement car toute combustion produit du CO2. La France, pour sa part s’est engagée à diviser par 4 (75%) ses émissions d’ici 2050. La recherche de substituts financée par l’industrie n’a pas dit non plus son dernier mot. Durant 60.000 ans l’énergie à la disposition des chasseurs-cueilleurs fut uniquement humaine. Remplacée par le travail animal à partir de -8000 avant notre ère, relayé au XIXème siècle par les machines à vapeur. Aujourd’hui, en France, elle provient essentiellement du pétrole, du charbon et de l’électricité. Cette dernière est fournie par les éoliennes (10%), le photovoltaïque (3%), l’électronucléaire (70%) et les centrales conventionnelles (eau, charbon, pétrole etc.). 
 (3)En France métropolitaine, on recense environ 450 concessions minières valides ; une vingtaine sont  actuellement exploitées. Les autres concessions ne sont plus en activité mais sont toujours valides. En effet, elles ont été attribuées pour la majeure partie à une période où l’on ne fixait pas d'échéance aux concessions. Cependant, ces concessions à durée de vie « illimitée », si elles ne sont pas exploitées, ont expiré le 31 décembre 2018. C’est le sel qui concentre l’activité en métropole avec 200 concessions minières, dont une vingtaine est en activité (en 2015 plus de 4,4 millions de tonnes de sel ont été extraites du sous-sol, la majeure partie de la production s'effectue par dissolution excepté 160 000 tonnes extraites par travaux miniers souterrains), suivi par la bauxite (deux exploitants dans l'Hérault), puis les schistes bitumineux (une mine expérimentale) et la fluorine (un projet de mine en développement). La france produit un peu de tantale, du niobium et de l'étain dans une carrière à Echassières (Alllier) qui dispose d'une autorisation spéciale. On disposerait de réserves en "terres rares" non encore exploitées.
  L’activité minière légale en Guyane est soutenue. On y recense une centaine de titres d’exploitation dont les deux tiers concernent des petites superficies attribuées à des artisans. La production est de l’ordre de 1 à 2 tonnes d'or par an, soit un chiffre d’affaires d'environ 60 millions d'euros.
  En Nouvelle-Calédonie les activités minières relèvent du gouvernement de Nouvelle-Calédonie. Avec12 millions de tonnes de réserves minières de nickel, elle se situe au deuxième rang mondial derrière l’Australie (20 millions de tonnes). Seul le nickel et le cobalt qui lui est lié y sont exploités à l’heure actuelle. L’île possède des ressources en chrome, mais son exploitation n’a jamais repris depuis la fermeture de la mine souterraine de Tiébaghi en 1991. La Nouvelle-Calédonie dispose d’autres ressources, mais en quantités trop faibles pour en espérer une valorisation industrielle. 
L’économie du nickel calédonien se caractérise par l’existence de « petits mineurs », propriétaires ou non d’un domaine minier gravitant autour de quatre entités majeures détenant une unité métallurgique : la Société Le Nickel (SLN),  la société Nickel Mining Company (groupe SMSP -Société minière du Sud Pacifique - pour 51 %), la société Vale Nouvelle-Calédonie (groupe Vale pour 69 %) et la société Koniambo Nickel (Glencore-Xstrata pour 49 % et SMSP pour 51 %). 
 Depuis 2013, huit "Permis Exclusifs de Recherches de Mines" (PERM) ont été octroyés en métropole pour des substances variées. 
(4) - Serge Latouche : Faut-il refuser le développement ? (1987) Serge Latouche : le modèle occidental de développement est arrivé à un stade critique. Ses effets négatifs sur l’environnement sont évidents (Ce qui est évident c'est la mauvaise foi de l'auteur) – Les décroissants : Le monde n’est pas une marchandise (2001) - Clémentin et Cheynet : Décroissance soutenable (2001) - Ouverture à Lyon de l’institut d’études économiques pour la décroissance soutenable (2001) - Le parti « les Verts » dès leur création formalisent une position favorable à la décroissance – Marche pour la décroissance à Lyon 7 juin 3 juillet 2005– Création du parti de la décroissance (2006) Movimento en Italie- Entesa en Catalogne – Création de l’Institut Momentum en vue de démystifier l’idéologie productiviste etc.
(5) Edward Goldsmith philosophe britannique de l’environnement (revue Ecologist) 
(6) "Sauver la planète", une manie très James Bond ou très Superman, est un mème qui ne signifie rien d'autre qu'une forme de volonté plus ou mopins altruiste. À rapprocher de "faire bouger les lignes", "changer les choses", "renverser la table "...  qui ne veulent rien dire d'autre que la vacuité de celui qui les profère.
Références :
- Wikipédia. (La décroissance etc.)
- Futura et l’analyse du 5ème volume du GIEC
- Encyclopédie Universaliste 2018.
- Diagramme n° 75, 95 et 100 de 1963
- Steven Pinker « Le triomphe des Lumières » en particulier le chapitre 10.
- sur ce site voir : "Controverse sur le climat "http://www.jean-bernard-papi.com/controverse-sur-le-climat.php et "Y a plus de saisons" http://www.jean-bernard-papi.com/y-a-plus-de-saisons.php
- Site du brgm et la revue Geosciences.
 
Jean-Bernard Papi © 2018