Jean-Bernard Papi, romancier, essayiste, nouvelliste et poète

                                           (La littérature n'est pas une marchandise)
    
            
 
 
 

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2/1/2012A propos d’humour et de films.
Comme tout le monde je suis allé voir « Intouchables » et il m’est venu des idées plutôt sombres à la sortie du cinéma :
1-     Ce film attirerait-il autant de spectateurs si le grabataire était un noir et le soignant un blanc ? Le film est tout simplement raciste jugent les Américains.
2-     Les Français sont-ils accrocs à ce point aux bons sentiments ? Au larmoyant ? Eux qui étaient jadis les champions de la raison et de la logique (Au temps des Lumières) sont-ils devenus des chiffes ballotées par le vent de l’émotion ?
3-      Les chiffres astronomiques d’entrées vont-ils nous condamner à subir une rafale de films du même genre confectionnés par des producteurs attirés par la manne ?
4-     Qui se voit conforté par les (trop) nombreux clichés sur la « banlieue » : mère femme de ménage trimant pour nourrir une progéniture sans père, barre HLM, drogue et violence ?
 
À moins que tout bonnement les Français, dont je suis, prennent un infini plaisir à voir un des trop rares films possédant un petit rien d’humour. Ce qui explique aussi le fabuleux  succès de « Bienvenu chez les Ch’tis » du « Père Noël est une ordure » de « La grande vadrouille ». De Funès, Fernandel, Audiard… Vous me manquez. 

                                                                le 2 janvier 2012

 

 
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2/1/2012Légiférer sur l'Histoire !
  J’aimerais connaître l’intérêt, pour le peuple français, pour la nation française, pour n’importe quel quidam vivant en France, de cette loi punissant la négation du génocide arménien, comme d’ailleurs pour toute loi régissant l’Histoire selon le bon plaisir du Roi. Je sais que l’histoire enseignée n’est pas la même d’un pays à l’autre, mais j’espère que nos écoliers et  étudiants en prenant de l’âge sauront rétablir certains glorieux, ou désastreux, faits dans leurs contextes sans l’aide de l’État dirigiste.
Irons-nous jusqu’à brûler sur la place publique les textes que nos députés jugerons contraires à leur morale, à leur appréciation de la décence, à l’Histoire telle qu’ils se l’imaginent, au politiquement correcte ?
   Ils ont selon moi mieux à faire, mais hélas ce mieux, comme par exemple simplifier le mille feuilles des pouvoir territoriaux dans lesquels nous pataugeons et où un Arménien ne trouverait pas son Arménienne, ils ne le font pas. Au fait, monsieur le député, c’est où l’Arménie ? Et la Turquie ?
    Je rajoute un petit entrefilet : Est-il bien nécessaire de se mettre à dos la Turquie pour des faits vieux de 100 ans ? 

 

 
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4/7/2011L'Allemagne et les dettes de la Grèce
 L’Allemagne accuse la Grèce, l’un des plus dispendieux  PIGS, de vivre au-dessus de ses moyens et  d’appeler à l’aide les pays vertueux du Nord. Dont elle est. Les Allemands rechignent à mettre la main au portefeuille. Faut-il leur rappeler qu’en matière de dettes non honorées ils en furent les champions (1) après la première guerre mondiale comme après la seconde. Aucun état européen n’a  cru bon de leur réclamer des dommages et intérêts après le passage des hordes Teutonnes. La Grèce en a souffert comme les autres mais s’est montrée généreuse en « oubliant ». Il était prévu également qu’en cas de réunification l’Allemagne rembourserait ses dommages de guerre. Ce que n’a pas fait Helmut Kohl en 1990, naturellement. Alors maintenant il faut aider la Grèce, même si les 11 banques allemandes qui détiennent des actifs grecs doivent en souffrir, un peu. Les banques françaises ne sont que 4 à détenir des actifs de cette sorte. Et puis tant qu’elle y est, qu’elle vienne débarrasser nos côtes atlantiques des blockhaus qu’elle a oubliés.   
(1)Voir Courrier International 1078 du 30-06 et l’interview de l’historien Albrecht Ritschl.
Il semblerait, mais cela est à vérifier, que l'Allemagne ait terminé de verser en 2010 à qui de droit (?) les dommages de guerre dus après 14-18 (?)  soit 56 milliards d'euros.

Pour revenir à la Grèce son gouvernement pourrait faire appel à la générosité de son église qui pour être  orthodoxe n'en est pas moins immensément riche, propriétaire de plusieurs milliers d'hectares et de plusieurs centaines de maisons rien que dans Athène, ses popes recoivent en outre un salaire mensuel de 2000€ versés par l'Etat. Les dettes de la Grèce ne représentent qu'une goutte d'eau pour l'Eglise grecque, une aumône en somme, mais disent ces braves gens : "Nous prions pour le salut de notre gouvernement".
   Mais peut-être préfèrent-ils que leur pays sorte de la zone Euro, une zone de mécréants ?
 
Jean-Bernard Papi-2012
 

 

 
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17/5/2011Dominique Strauss-Kahn et Citroën
                                                 DSK et Citroën.

 

 Tout le monde connait la DS 3 et bientôt le DS4, jolie et récente voiture de chez Citroën, l’une et l’autre ont une sonorité voisine des trois lettres DSK, initiales comme chacun sait de Dominique Strauss-Kahn. DS3, DS4 et DSK forment une assonance.

La DS3 dans sa publicité à la télévision et jusqu’à aujourd’hui apparait furtivement, on la devine plutôt qu’on la voit, ce qui n’est assurément pas le cas des autres pubs pour l’automobile. Elle ne se dévoile pas, tout comme DSK quand on lui parlait de sa candidature à la fonction suprême.

Gageons que si DSK avait déclaré officiellement sa candidature DS3 et DS4 seraient apparues au grand jour, largement. Et que se serait-il passé en cas d’élection à la Présidence de DSK ? DS3, DS4 et DSK, par ce mystérieux effet sonore qui fait que notre cerveau fait le lien entre deux choses distinctes mais de sonorité voisine, ce  qui, par une liaison mécaniste (réflexe pavlovien)  fait que si on aime l’un on aime aussi l’autre.

Magistrale communication des publicitaires de Citroën tenue en échec suite aux ennuis de Dominique Strauss-Kahn.sur le sol américain. Même si ce dernier est blanchi la sorte d’allitération que formait l’association des sonorités jouera malgré tout en défaveur de l’automobile. L’assonance est devenue dissonance.

Un cas similaire s’était produit il y a une vingtaine d’années à propos de la R14 de chez Renault, un flop magistral. La publicité l’avait comparée à une poire et l’acheteur s’était senti visé…et outragé.

 

                                                           Jean-Bernard Papi, le 15 mai 2011

 


 

 
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14/10/2010Métro-boulot-dodo
 Métro-boulot-dodo.

 

 

Ce matin  en regardant passer une manif essentiellement composée de lycéens, j’écoutais, la larme à l’œil le vieux slogan hérité de mai 68 : « Métro-boulot-dodo ». Cela venait de monstrueux haut-parleurs, comme on en utilise dans les raves parties, plantés sur le plateau d’une camionnette qui suivait le troupeau  et le chauffeur qui tenait le micro ajoutait même « Métro-boulot-dodo, y en à marre ! Les étudiants (sic) sont dans la rue. »  Curieux télescopage de l’histoire.  

Sait-on que ce « Métro-boulot-dodo » qui fit florès dans le métro justement, nous le devons à Pierre Béarn, poète né en 1902 et mort en 2004. Attribution confirmée par France-Soir le 6 août 1969 dans un article de Renaud Jean. Il fut extrait d’un poème figurant dans Couleur d’usine édité par Seghers en 1951, on pouvait lire dans les quatre derniers vers :

Au déboulé garçon, pointe ton numéro

pour gagner ainsi le salaire

d’un morne jour utilitaire

Métro, boulot, bistro, mégots, dodo, zéro.

Les étudiants tirèrent  le poème en plusieurs milliers d’exemplaire sur la machine à reproduire du théâtre de l’Odéon et le distribuèrent dans la salle. On voit qu’ensuite bistro-mégots-zéro peu gratifiants furent supprimés par ceux qui peignirent le slogan sur les murs de la capitale et d’ailleurs.

Rompant le charme, un spectateur (de 2010) depuis le trottoir interpella les « étudiants » manifestants pour les engager « à retenir aussi, et au plus vite, leur place dans la maison de retraite la plus proche de chez eux ! » Un humour que n’aurait pas désavoué Béarn.

 

                                                           Jean-Bernard, le 13 octobre 2010


 

 
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10/6/2010A propos du travail et de madame Boutin.
                         A propos du travail et de madame Boutin.

  Les mésaventures médiatiques de Christine Boutin met en avant, une fois de plus, les questions que tout un chacun se pose à propos de la notion de « travail ». Qu’est-ce que le travail ? Comment les français le conçoivent-ils. A propos de madame Boutin il est clair que son salaire mirifique de 9500€ mensuels paye avant tout son réseau. Réseau que ne pourrait posséder un jeune diplômé sorti d’école, sauf à s’appeler Jean Sarkozy ou tout autre fils d’archevêque. Le travail de Christine Boutin ce sont ses relations et sa position sociale.

A l’opposé le travail, important en quantité et en qualité, des bénévoles dans les associations constitue une forme d‘esclavage puisqu’il n’est pas payé. On peut m’avancer qu’il est volontaire, ce que l’esclavage n’est pas, cependant le travail des bénévoles existe bel et bien et ne fait pas l’objet d’un salaire. Dans toutes les associations en France et elles sont nombreuses, des bénévoles s’activent, souvent jour et nuit. J’ajouterai à ces « esclaves » les créateurs, inventeurs, artistes qui sont rarement récompensés et qui ont besoin d’un métier solide pour faire bouillir la marmite, sauf s’ils font partie de la poignée « d’académiques » qui ont pignon sur rue. Notez aussi que l’esclavage a été à l’origine de l’essor des grandes nations, France, USA, Russie, Grande Bretagne….

Au-dessus de l’esclave est l’ouvrier, Renault a fait venir des brassées de Magrébins sous payés dans ses usines de Boulogne Billancourt, ou l’employé payé au Smig,  souvent remplacés d’ailleurs par des robots industriels, robot soudeur, peintre, ordinateur, caisses automatiques etc. Robots chers à l’achat mais sans besoin financier par la suite. Comme l’argent du travail ne peut augmenter sauf à augmenter les heures du travail, les plus rentables étant dans l’innovation, ou emprunter, et comme sa répartition égalitaire, la même somme pour chacun, est utopique force est de constater que la distribution de l’argent du travail est pyramidal. Je mets à part la spéculation financière mondialisée et par conséquent intouchable.

En bas, tout en bas ceux qui travaillent sans être payés, tout en haut ceux dont la position sociale leur vaut un salaire exorbitant sans que cela corresponde à un travail justifié.  Ministres, sénateurs ou députés en retraite, Présidents de grands groupes, artistes de renon, sportifs en vue etc. Zidane touche d’importantes sommes de ses sponsors, lesquels se remboursent en puisant dans la poche de leurs clients. La correction de ce criant décalage est dans la suppression de « l’esclavage », c’est à dire en payant honnêtement les bénévoles tout en priant pour que cette redistribution ne soit pas faite au détriment d’une quelconque classe sociale, la classe moyenne est le plus souvent la victime de ce genre d’action solidaire. Il faut donc que chacun mette la main à la poche, quelle que soit sa position sociale.

 Une dernière chose pour montrer que les bénévoles sont chouchoutés en haut lieu et pour cause. En 1995 Michelle Alliot-Marie a fondé la Fondation du bénévolat. Fondation richement dotée que tout le monde connait et qui est destinée à fournir une assurance aux bénévoles qui en font la demande (je suppose).

                                                            Jean-Bernard   11/06/2010

En complément de cet article il faut citer celui du London Review of Books paru dans Courrier International du 9 au 15 juin 2011 résumé par son " chapeau" : "Le travail gratuit, stade ultime du capitalisme. Le développement des stages ( non rémunérés) s'inscrit dans une évolution plus générale de l'emploi : les notions de travail et de rémunération sont de plus en plus déconectées". 

 


 

 
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3/5/2011Zahia Dehar
 

 

C’est l’histoire d’une petite fille bien faite, qui regarde la vie avec des yeux émerveillés et l’innocence da sa jeunesse pour qui tout ce qui a trait au corps et à l’amour est simple comme dire bonjour. Etonnée par ce physique que tout le monde trouve magnifique elle a décidé d’en vivre et même de s’enrichir comme d’autres l’on fait avant elle dont je tairai les noms, non par pudeur mais parce que la liste est longue et fastidieuse. A quel âge a-t-elle commencé ? Neuf ans ? Quatorze ? Seize ? Qu’importe, elle l’a fait quand elle en a eu envie et que ça la démangeait. Comme nous tous.

Tombée sur une bande de mal appris de l’équipe de France de foot la voila, la jolie escort-girl sur le devant de la scène. Cela ne serait rien si sur les sites internet qui lui sont consacrés on ne relevait pas d’immondes conneries du genre : «… pauvre sœur algérienne tombée dans le mal… »  «  Puisse Allah la ramener dans le chemin de la pureté… » Et ainsi de suite avec des fautes d’orthographe à tous les mots. On ne leur apprend donc rien de sérieux dans les écoles coraniques ? Subtile dialectique de la soumission aux Imams. La religion est plus que jamais l’opium du peuple, mais un opium que l’on vend maintenant dans les bas fonds.

Pour clore je reprendrai la phrase de l’écrivaine palestinienne Zaynab Rashid étonnée du climat de haine et de fanatisme qui règne chez les croyants (texte paru dans Shaffaf- Courrier International n°1017 du 22/04 au 5/05/ 2010) : « Mais qu’est-ce qu’on leur raconte donc à la mosquée ? »

 J'ajouterai (en 2012) que la petite fille en question est en passe de se faire un nom dans la lingerie, tant mieux !

 

                                                                       Jean-Bernard       le 1/05/2010


 

 
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