Jean-Bernard Papi, romancier, essayiste, nouvelliste et poète

                                        Il n'y a de recette de jouvence que le rire.
                       Partageons nos plaisirs. Vous lisez ! J'écris !      

   rosalie
                 

   

                                             Controverse sur le climat.


               
 voir également : y-a-plus-de-saisons.php



J-J Millet : usine

I- Ce Gaz carbonique qui nous fait tant de mal. 

     Je suppose que chacun d’entre nous peut vérifier ceci, s’il n’est pas né d’hier : La France d'aujourd'hui, en 2015,  a plus d’espaces boisés qu’en 1950 et plus qu’au 17éme siècle, année où se bâtit Rochefort sur mer et Brouage. Une immense forêt fut détruite pour constituer des radiers pour les bâtiments et les fortifications. Durant cette époque on mit à flot une marine de guerre importante.  Ainsi, le mont Ventoux perdit tous ses arbres pour constituer les mâtures. Depuis la France a  replanté partout où cela était possible en perticulier le ong de l'Atlantique. Elle a embelli la presque totalité des villes par des jardins et des parcs en quelques années.
Notons que l’air dans nos grandes villes s’est découvert pollué dès que les instruments « à haute définition » pour le mesurer ont été inventés et mis en place. En 1950, le ciel de Paris, ce que tout aviateur pouvait constater, était recouvert d’une coupole de poussière qui s’élevait à plus de 1000 mètres d’altitude sans que personne ne rouspète. Jusqu’au 19éme siècle on déversait dans les rivières tous les déchets domestiques, excréments et égouts ce qui rendait l’eau qui était bue dangereuse et malsaine et le chauffage au bois en au charbon encrtassait littéralement le ciel en hiver  etc.
    Il est bon de rappeler que toute combustion de produits dont l’élément de base est le carbone, c’est à dire : pétrole et dérivés, charbon, gaz, bois, diester ou éthanol, dégage du CO2, du CO et de la vapeur d’eau, que ce soit à l’air libre ou dans un moteur à combustion interne ou à explosion. Il n’est donc pas vrai qu’il existe des carburants bio sans dégagement de CO2. Mais il est vrai que tant que seront utilisés ces produits pour propulser nos véhicules, ceux-ci produiront du CO2 et du CO. Il est bon de rappeler aussi que la fin du pétrole ne signifie nullement une stagnation du progrès, l’hydrogène présent dans l’eau, les batteries et piles organiques, la transformation du charbon en combustible liquide comme le fabriquaient les Allemands durant la dernière guerre, et d’autres inventions en gestation font que l’espoir de progrès demeure intact.
    Par contre la rareté du pétrole le rendra plus cher et je comprends ceux qui mélangent intentionnellement sa pollution et sa rareté pour demander au commun des mortels, vous et moi, de l’économiser, voire de s’en passer. L’économiser, disent-ils pour éviter le « réchauffement ». Les pipoles, ceux qui ont accès à la communication pour se faire valoir et se mettre en lumière seraient bien marris si demain ils ne pouvaient plus voyager. Passer de la Jet-set au sédentarisme forcé serait catastrophique pour leur standing, et leur argent. Chanteurs devant se limiter aux bals de quartiers, présentateurs télé se limitant aux promotions de supermarché, comédiens ne jouant plus que dans les patronages, je comprends tout ça et je verse une larme pour ces gens dont l’utilité est néanmoins mineure au regard de l'Histoire. Qu’untel photographe ne puisse plus utiliser l’hélicoptère pour filmer du ciel le delta du Nil, ou qu’un tel autre spécialiste des voyages lointains ne puisse plus nous exalter par ses promenades sous-marines dans la Grande Barrière de corail, serait une immense perte pour l’humanité. Presque autant que de la perte des Bouddha de Bamian.
   Réfléchissons donc avant de signer des pactes ou de nous engager dans des actions contre les autres, ces autres qui nous font tant de mal. Peut-être que ce mal imaginaire est né tout simplement d’un excès de bonheur à vivre dans des  pays riches et sans grands soucis.  
                                 
    

La Mécanique des climats. Diagramme 75

II-  Qu'est ce que la mécanique du climat ?

   Dans une revue scientifique, Diagrammes 75  (Voir ci-contre) parue en mai 1963, loin de l’écolomania et des effets de mode d’aujourd’hui, Robert Lechêne expliquait alors ce qu’était la mécanique des climats. Après avoir disserté sur la météorologie et la climatologie, les effets du rayonnement solaire, les différents climats autour du globe, il en venait à examiner les variations du climat en remontant aussi loin que  permis  et la possible action de l’homme sur la mécanique en question.
   « Tout agit sur tout et réagit sur soi , écrit-il,  le jeu compliqué des interactions et des rétroactions (des paramètres climatiques) ne modifie pratiquement pas les données d’une année sur l’autre, mais la cause est sans cesse modifiée par l’effet si bien qu’elle ne revient jamais exactement à ce qu’elle était antérieurement et que l’effet ne sera plus jamais ce qu’il a été une fois (selon l' effet de résilience et retour au point zéro sur des systèmes instables bien connu des ingénieurs). Si cela n’est pas sensible d’une année sur l’autre, ça l’est à l’échelle des siècles. »
    Fort d’avoir étudié et expliqué une partie des phénomènes qui influent sur le climat, il pose la question de savoir si nous allons vers un refroidissement ou un réchauffement ?

    Pour le refroidissement : il cite entre autres l’important habitat du Groenland au 11ème siècle où se pratiquaient la culture et l’élevage et les observations de Claudius Ptolémée qui vivait à Alexandrie au 2ème siècle, observations qui démontrent qu’à cette époque l’Egypte avait un climat plus chaud qu’aujourd’hui.

    Pour le réchauffement : il précise  que les indices d’un réchauffement sont plus nombreux que ceux annonçant un refroidissement. Les températures moyennes annuelles de nombreuses grandes villes de l’hémisphère nord ont augmenté de 2 à 3 degrés entre 1880 et 1940 sans que l’on puisse incriminer formellement l’urbanisme. La température moyenne de la planète à augmenté de 1°5 depuis un siècle (Ahlman-1947). En 1963  on ne peut décemment incriminer les autos, rares bien que gourmandes, mais plutôt les rejets  de l'industrie. Cependant :
 - Le réchauffement est plus marqué dans la partie hivernale de l’année.
 - Il affecte les zones arctiques, subarctiques et tempérée. La déglaciation des sols va en se rapprochant du pôle. En Sibérie elle recule de plusieurs dizaines de mètres par an. La végétation et la faune (animaux marins et poissons) remontent vers le nord. Dans les mers arctiques la fonte des glaces est plus précoce qu’au début du siècle. La fonte des glaciers de l’Europe de l’ouest est patente. La mer de glace en un siècle a perdu 300 mètres.
Réchauffement ou refroidissement ? Plus sûrement modification du climat. Ce qui n’est pas une originalité de notre temps. 

  Exemples :
-  À moins un milliard d’années (Algonkien) climat modéré, glace sur l’Amérique du nord.
- À moins 500 millions d'années (Cambrien) chaud et uniforme, sec au nord de la Sibérie.
- À moins 450/300 millions d’années, (Silurien) augmentation des températures.
- À moins 330 millions d’années (Dévonien), climat chaud, des glaces en Afrique du sud. 
- À moins 60 millions d’années (Tertiaire inferieur) climat chaud très étendu, tempéré sous les latitudes polaires etc.
- Au quaternaire : quatre grandes périodes glaciaires. La dernière Würm III vers -23000 ans. Ces glaciations, uniforme sur Terre mettent en cause l’intensité du rayonnement solaire, le soleil ferait parvenir à la Terre des quantités d’énergie variables ? Dans ce cas existe-t-il un cycle d’activité solaire portant sur des dizaines de milliers d’années ? Ou traversons-nous alors des nuages de matière interstellaire ? Deux hypothèses.
    Hypothèse 1:
   L’orbite de la Terre a pu changer; les glaciations correspondent à des périodes d’éloignement marqué du soleil. Mais quelles forces d’attraction ont pu alors agir, dans un sens puis dans un autre ?
S’agit-il de la position de la Terre qui aurait changée ? Inclinaison variable de l’axe de la Terre par rapport à l’écliptique ? Inclinaison qui varierait, c'est un fait avéré,de 22 à 24° 30’ tous les 40.000 ans.
    Hypothèse 2:
   Changement de la position géographique des pôles dû au déplacement des masses continentales selon Wegener ? Une combinaison des mouvements verticaux et horizontaux de l’écorce terrestre sur le magma en raison des charges des continents et de leurs déplacements peut expliquer les phénomènes de glaciation et de réchauffement.

   Si il y a cycle et que ce cycle est de 50.000 ans (Période avérées entre les glaciations du quaternaire) il nous reste 20.000 ans avant la prochaine glaciation. Il suffira, affirme Robert Lechêne, d’une baisse générale de 2 à 3° pour qu’elle s’amorce.
    Si, par contre, il y a une élévation générale de 2 à 3° on aura une fusion générale des calottes polaires, ce qui s’est déjà produit. La hausse des eaux serait de 60 à 80 mètres ce qui modifierait le dessin des continents. Libérés du poids des glaces, des portions de continent s’élèveront lentement. Actuellement la Scandinavie remonte de 1 cm par siècle.
   En théorie entre la température moyenne d’une ère de fusion des glaces (obligatoire dans le cycle) et la température moyenne d’une ère glaciaire il n’y a que 5 ou 6°, la transition devant se faire en quelques dizaines de milliers d’années. Or la température générale du globe a augmenté de 1,5° en un siècle. Faut-il incriminer, pour expliquer cette brutale élévation de température, l’augmentation du CO2 et des poussières de toutes sortes liées aux activités humaines ? Y-a-t’il autre chose ? Une variation du cycle solaire sur 99 ans ?

   Dans le cas d’une fonte des glaces, les vents d’hiver provenant du Pôle seront chargés d’humidité, les régions tempérées recevront une plus grande quantité de précipitations et leur climat sera notablement plus frais jusqu’à se couvrir de neige puis de glace. Nous connaitrons alors une ère glaciaire. Mais ces phénomènes sont situés à une échelle qui dépasse l’homme. Le déluge ne sera pas soudain, la glaciation non plus. Cela affectera des centaines de générations, l’organisme s’adaptera, il y aura des migrations comme cela se fait depuis le début de l’humanité.
    D’ici- là l’homme pourra-t-il agir sur la mécanique des climats ? C'est toute la question. Profitons-en pour mettre en garde contre l'utilisation du fameux"réchauffement climatique" par les politiques pour un objectif qui n'a rien à voir avec la science.
 

III- La Controverse :

Opinion N°1 Vaclav Klaus :

  En 2007 le président de la république tchèque, Vaclav Klaus,(1) a expédié une lettre au congrès américain réunis pour discuter du réchauffement du… Du quoi d’abord, questionne-t-il. Du climat ? Le climat est comme il vient, il ne se réchauffe ni se refroidit. De la Terre ? La planète Terre peut-elle se réchauffer, elle qui en interne est, les volcans le prouvent, à l’incandescence ? Mais tout cela, cette recherche de définition claire pour « dire de quoi on cause » c’est de la sodomisation de mouche, alors passons.
 Donc ce président tchèque a envoyé au congrès américain une lettre dans laquelle il dénonce les agissements des partisans du « réchauffement ». Selon lui ces fanatiques agiraient comme ont agi les communistes, dans le temps, en développant des théories catastrophistes qui ne reposent sur rien de solide ni d’étayé. Ils veulent tout simplement, par la peur diriger et prendre le pouvoir à l’échelle des états. Il s’élève notamment contre l’idée qu’une nation riche est forcément une nation destructrice de l’environnement.
 (1) En 2007, Václav Klaus a publié "Planète bleue en péril vert", en réponse au film d'Al Gore (Une vérité qui dérange) et se rattachant aux thématiques liées aux controverses sur le réchauffement climatique, dans lequel il accuse les « environnementalistes » de propager une idéologie « aussi dangereuse que le communisme », qui selon lui « menace la liberté, la démocratie, et la prospérité ». Il pointe en particulier les risques que représente selon lui l'environnementalisme pour la liberté de l'homme. Ainsi, invité à l'ONU pour la conférence internationale sur le changement climatique, il prononça le 4 mars 2008 un discours intitulé L'alarmisme écologiste est une menace pour la liberté7. Il rappelle qu’il n’y a pas de consensus scientifique réel en faveur de l’hypothèse du réchauffement climatique d’origine humaine. Pour les mêmes raisons, il refusera de signer la loi sur les sources d'énergie renouvelable argumentant du danger lié à l’augmentation du prix de l'énergie électrique et du caractère dévastateur pour la nature de certains projets. Cette loi sera quand même votée suscitant un financement important de groupes financiers dans le photovoltaïque. Un amendement de la loi fin 2010 sera voté suite aux annonces d'augmentations massives du prix de l'électricité, augmentations supportées par les citoyens tchèques.

 
Opinion N°2 Werner Munter
  Spécialiste reconnu des avalanches, le Suisse Werner Munter planche nuit et jour depuis trois ans sur le réchauffement climatique. Et, pour lui, l’homme n’y est pour rien. Il y a une semaine (début 2015), le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pointait une nouvelle fois d’un doigt accusateur l’homme et le CO2 qu’il produit comme les principaux coupables du réchauffement climatique. Pour Werner Munter qui se penche sur le phénomène depuis trois ans, « ces gens sont des imbéciles qui répètent en boucle des bêtises, le savent et sont payés pour ! »  Son diagnostic climatosceptique, loin d’être celui d’un hurluberlu, est partagé par d’éminents scientifiques dont deux Prix Nobel. Il nous l’explique.
  Vous affirmez que l’homme n’a rien à voir avec le réchauffement. Pourquoi ?
   Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. Je l’ai d’ailleurs constaté en tant que guide de montagne en voyant les glaciers reculer. En 2005, le pilier Bonatti des Drus s’est effondré à cause du réchauffement du permafrost. Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons.
 Quelles sont ces raisons ?
  La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud ! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. Les reconstructions paléoclimatiques montrent aussi que, pendant des centaines de millions d’années, il n’y a pas eu de corrélations entre le CO2 dans l’atmosphère et la température sur terre.
 Votre second argument ?
  La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison – dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et 5% au maximum de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe ? J’ai beaucoup de peine à le croire.
  Pourquoi dès lors la thèse officielle fait quasi consensus ? Vos collègues scientifiques ne sont pas tous des imbéciles !
Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques, dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. Il y a une volonté de faire peur aux gens par exemple en dramatisant la montée des océans, alors que ceux-ci ne s’élèvent que de 2 à 3 mm par an ! C’est aussi une manipulation intellectuelle de parler de CO2 en tonnes plutôt qu’en proportion.                                          
 Des tonnes, ça impressionne, mais rappelons que l’atmosphère pèse 5 000 000 000 000 000 tonnes !
  Votre dernier argument est que la thèse officielle contredit les lois de la physique  c’est-à-dire ?
 Celles de la thermodynamique en particulier. Pour faire simple : la terre fait 15° en moyenne. L’atmosphère censément polluée de CO2 est grosso modo à -30° à 10 km d’altitude. Dire de cette atmosphère (stratosphère) froide qu’elle réchauffe la Terre, qui est bien plus chaude qu’elle, est une aberration.                     
La thermodynamique nous dit que la chaleur va toujours du chaud vers le froid et jamais dans le sens inverse, ce qui correspond à notre expérience quotidienne.
 Alors au final, comment expliquez-vous ce fichu réchauffement ?
  Je n’ai pas de réponse car trop de facteurs entrent en jeu. Par contre, j’ai des hypothèses. Je soupçonne par exemple les variations de l’intensité du rayonnement solaire – qui répondent à des cycles – de jouer un rôle central, tout comme les processus nucléaires complexes et méconnus qui sont à l’œuvre au centre de notre Terre. Quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre !
 Source : Werner Munter

Opinion N°3 Bill McKibben, journaliste « Vert » de renommée mondiale :(avril 2015)
L’ennemi c’est le lobby des énergies fossiles, pour McKibben il faut sortir du  fossile, plonger dans le solaire et laisser le carbone dans le sol. (Car le CO2  produit par ce type d'énergie est responsable du réchauffement planétaire.) Selon ce journaliste d’énormes projets d’exploitation d’énergie fossile, houille, charbon, sables bitumeux et fracturation hydraulique, pipeline etc.  sont sur le point d’être abandonnés sous la pression des écologistes. Ceux-ci comptent même aller plus loin en fermant le robinet financier des grandes compagnies pétrolières c'est-à-dire en obligeant les détenteurs d'actions à les vendre. Farouche défenseur de l’énergie solaire, McKibben admet que l’on ne sortira pas des  énergies fossiles du jour au lendemain mais déjà de nombreux pays comme le Bengladesh s’équipent en photovoltaïque. Aujourd’hui ce pays possède 15 millions d’installations photovoltaïques. Certes, affirme-t-il, le soleil se couche le soir  mais c’est justement à ce moment là que le vent se lève et nous apprendrons à stocker
l’électricité de toutes sortes de manières. Et (classiquement) d’énumérer les dégâts causés par le réchauffement.
(Article traduit de The Guardian  par Courrier International du 2 au 8 avril 2015) 

 Ci-après diagramme des émissions de CO2 en regard  des  consommations des énergies fossiles (courbe mathémathiquement normale)
 
Opinion N° 4 Didier Raoult (Le Point) du 29/10/2015 Climat, halte au catastrophisme !
  Selon  Todd Pittinsky chercheur, cité par Didier Raoult le réchauffement est de + 0,8 % sur 50 ans. Les photos d'ours sur un morceau de banquise dégradée sont des mascarades et les satellites ne montrent pas à l'échelle mondiale de diminution de la surface glacée. Si  cette surface  a perdu 1,5 millions de km2 en Arctique , elle a augmenté de 2 millions de km2 en Antarctique. Al Gore, dans son discours de Prix Nobel, prédisait qu'il n'y aurait plus de glace en Arctique en 2013.... Ces prévisions délirantes et le catastrophisme ambiant font que moins de 20% de Français sont convaincus de l'urgence écologique. Todd Pittinsky, pour lutter contre ce scepticisme, prévoit de mettre à la disposition de tous les données brutes et de respecter les contradicteurs. Il recommande de rester humble en ce qui concerne les prédictions basées sur des phénomènes complexes et multifactoriels. Tant de prédictions se sont avérées fausses comme celle qui dans les années 70 prévoyaient un refroidissement rapide de la planète  du fait des aérosols.

Opinion N°5 Paul Krugmann prix Nobel d'économie : 
..." Bien des gens ont encore l'air de croire que les énergies renouvelables sont une lubie de hippies et non une solution d'avenir. Mais les couts des énergeies solaires et éoliennes ont considérablement baissés, au point de devenir presques compétitifs par rapport à ceux des combustibles fossiles et les progrès en matière de stokage en améliorent encore les perspectives. De plus les énergies renouvelables emploient beaucoup de monde, bien davantage que l'industrrie du charbon..."  (cité dans The new York Times)

Opinion N°6 Japan Times
Selon les prévisions du ministère de l'environnement japonais 770000 tonnes de panneaux solaires vont finir au rebut d'ici à 2040 dans le pays. Or ils contiennent des matériaux polluants tels le plomb et le sélénium. Ces installations ont une espérance de vie de 25 ans. En l'absence d'une filière de recyclage ils finissent pour l'heure à la décharge...

Opinion N°7 Greenpeace
La révolution énergétique mondiale a déja comméncé assure Sven Teske (ingénieur rapporteur Energy de Greenpeace)... Il faudra cependant utiliser tout un éventail de technologies pour atteindre l'objectif de 100% (d'énergies propres); des piles à combustibles, à l'hydrogène, aux éoliennes offshores en passant par des systèmes de chauffage efficaces et des véhicules fonctionnant aux biocraburants (1)... cité par Motherboard New York 
(1) Le biocarburant produit du CO2 comme le pétrole (note de J-B Papi)

Opinion N° 8 Le CERN 
(Le Monde du 2/11/2016 article de David Larousserie)
Les chimistes et les physiciens soupçonnaient dans les années 1990 que des bombardements de particules depuis l’espace -les rayons cosmiques- favorisaient les premières étapes de la condensation de la vapeur d’eau en nuage, la nucléation. Comme la quantité de ces particules extraterrestres dépend de l’efficacité du bouclier magnétique terrestre qui dépend lui-même de l’activité du soleil et de ses tempêtes, plusieurs chercheurs ont émis l’idée que notre étoile pourrait jouer un rôle plus subtil que le simple apport de chaleur dans l’évolution des températures moyenne. Un vent solaire expulserait les ions de notre environnement, réduirait la nucléation, diminuerait la couverture nuageuse et ainsi réchaufferait l’atmosphère. Le soleil expliquerait mieux l’augmentation des températures actuelles que la croissance des émissions de gaz à effet de serre.
Dans l’expérience dite du « Cloud » menée par le CERN les chercheurs tentent de recréer une atmosphère dans laquelle varieraient la température, l’humidité et les concentrations de gaz (dioxyde de soufre, ozone, composés organiques volatiles). Ils ajoutent lumière et ions en quantités variables et maitrisées.
Ils confirment que les aérosols présents dans l’atmosphère comptent pour 43% dans les phénomènes de nucléation. Le reste est lié à d’autres particules comme celles émises par les volcans et les embruns au-dessus de la mer. L’acide sulfurique, oxydation du dioxyde de soufre, produit par la combustion des énergies fossiles n’est pas le seul à pouvoir « nucléariser », des émissions en provenance des forêts sont elles aussi source de nuages.
Les chercheurs confirment aussi que les ions favorisent la nucléation dans certaines conditions mais dans un rapport très faible de l’ordre de 0,1%. Les changements du nombre de rayons cosmiques sur un cycle solaire n’influencent donc pas le climat actuel. Les chercheurs ont découvert aussi l’influence de l’ammoniac dans la nucléation, ammoniac dont la concentration a augmenté de 80% depuis le début de l’ère industrielle. L’équipe de chercheurs s’intéresse maintenant au rôle d’autres aérosols présents dans l’atmosphère des ville comme le benzène ou le toluène. "Nous allons pouvoir nous rapprocher des atmosphères réelles car l’incertitude sur les nuages peut faire bouger les prévisions de température en 2100 de 0,1 à 1 degré" note Yves Balkanski du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. 

En aparté :
Pour les tenants du "réchauffement climatique", l'inverse, le "refroidissement climatique", peut se produire du jour au lendemain. Il suffit que quelques volcans se réveillent, comme le Popocatepetl, le Merapi, le Mauna Loa, le Pinatubo ou le géant endormi qui se cache sous le Yellowstone. Ce dernier rayerait de la carte la moitié des Etats Unis et couvrirait la planète de cendres. Chacun pourrait, par les matières projetées dans l'atmosphère, provoquer une nouvelle petite ère glaciaire. 







              Jean-Bernard Papi ©
 

     Bibliographie :
-Diagramme 75 MAI 1963 Robert            Lechêne.Edition du Cap Monte Carlo
-Vents, nuages et tempêtes (Plon) Bessemoulin & Clausse 
-Les nuages (Seuil) Clausse & Facy
-Les déserts (Payot) Cuny
-Les climats et l'organisme humain (PUF) Duhot
-La Terre va changer de visage (Hachette) Gauroy

-Les mouvements de l'écorce terrestre (Payot) Hapgood
-Le temps (Dunod) Kimble
-L'atmosphère et sa vie (Edition de Moscou) Kolobkov
-Transformer la terre (Ed Découverte) Ley
-Météorologie, prévision du temps (Diagramme n°15), Perlat
-La climatologie UNESCO Deacon, Priestley...
etc.
 
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