Jean-Bernard Papi, romancier, essayiste, nouvelliste et poète

                                                 Partageons nos plaisirs, j'écris vous me lisez.  

                 La Controverse :(suite 3) Les opinions.

 
Opinion N°1 Vaclav Klaus : 
  En 2007 le président de la république tchèque, Vaclav Klaus  a expédié une lettre au congrès américain réunis pour discuter du réchauffement du… Du quoi d’abord, questionne-t-il. Du climat ? Le climat est comme il vient, il ne se réchauffe ni se refroidit. De la Terre ? La planète Terre peut-elle se réchauffer, elle qui en interne est, les volcans le prouvent, à l’incandescence ? Mais tout cela, cette recherche de définition claire pour « dire de quoi on cause » c’est de la sodomisation de mouche, alors passons. Donc le président tchèque a envoyé au congrès américain une lettre dans laquelle il dénonce les agissements des partisans du « réchauffement ». Selon lui ces fanatiques agiraient comme ont agi les communistes, dans le temps, en développant des théories catastrophistes qui ne reposent sur rien de solide ni d’étayé. Ils veulent tout simplement, par la peur diriger et prendre le pouvoir à l’échelle des états. Il s’élève notamment contre l’idée qu’une nation riche est forcément une nation destructrice de l’environnement.  
  Toujours en  2007, Václav Klaus a publié "Planète bleue en péril vert", en réponse au film d'Al Gore (Une vérité qui dérange) et se rattachant aux thématiques liées aux controverses sur le réchauffement climatique, dans lequel il accuse les « environnementalistes » de propager une idéologie « aussi dangereuse que le communisme », qui selon lui « menace la liberté, la démocratie, et la prospérité ». Il pointe en particulier les risques que représente selon lui l'environnementalisme pour la liberté de l'homme. Ainsi, invité à l'ONU pour la conférence internationale sur le changement climatique, il prononça le 4 mars 2008 un discours intitulé : L'alarmisme écologiste est une menace pour la liberté. Il rappelle qu’il n’y a pas de consensus scientifique réel en faveur de l’hypothèse du réchauffement climatique d’origine humaine. Pour les mêmes raisons, il refusera de signer la loi sur les sources d'énergie renouvelable argumentant du danger lié à l’augmentation du prix de l'énergie électrique et du caractère dévastateur pour la nature de certains projets. Cette loi sera quand même votée suscitant un financement important, de groupes financiers, dans le photovoltaïque. Un amendement de la loi fin 2010 sera voté suite aux annonces d'augmentations massives du prix de l'électricité, augmentations supportées par les citoyens tchèques
 Opinion N°2 Werner Munter: 
  Spécialiste reconnu des avalanches, le Suisse Werner Munter planche nuit et jour depuis trois ans sur le réchauffement climatique. Et, pour lui, l’homme n’y est pour rien. Début 2015, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pointait une nouvelle fois d’un doigt accusateur l’homme et le CO2 qu’il produit comme étant les principaux coupables du réchauffement climatique. Pour Werner Munter qui se penche sur le phénomène depuis trois ans, « ces gens sont des imbéciles qui répètent en boucle des bêtises, le savent et sont payés pour ! »  Son diagnostic climatosceptique, loin d’être celui d’un hurluberlu, est partagé par d’éminents scientifiques dont deux Prix Nobel. Il nous l’explique :
 Q : Vous affirmez que l’homme n’a rien à voir avec le réchauffement. Pourquoi ? 
  Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. Je l’ai d’ailleurs constaté en tant que guide de montagne en voyant les glaciers reculer. En 2005, le pilier Bonatti des Drus s’est effondré à cause du réchauffement du permafrost. Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons.
 Q: Quelles sont ces raisons ? 
  La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud ! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. Les reconstructions paléoclimatiques montrent aussi que, pendant des centaines de millions d’années, il n’y a pas eu de corrélations entre le CO2 dans l’atmosphère et la température sur terre.
 Q : Votre second argument ? 
  La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison – dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et 5% au maximum de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe ? J’ai beaucoup de peine à le croire.
  Q : Pourquoi dès lors la thèse officielle fait quasi consensus ? Vos collègues scientifiques ne sont pas tous des imbéciles ! 
  Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques, dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. Il y a une volonté de faire peur aux gens par exemple en dramatisant la montée des océans, alors que ceux-ci ne s’élèvent (aujourd'hui) que de 2 à 3 mm par an ! C’est aussi une manipulation intellectuelle de parler de CO2 en tonnes plutôt qu’en proportion. Des tonnes, ça impressionne, mais rappelons que l’atmosphère pèse 5 000 000 000 000 000 tonnes ! 
 Q:  Votre dernier argument est que la thèse officielle contredit les lois de la physique  c’est-à-dire ? 
 Celles de la thermodynamique en particulier. Pour faire simple : la température de la terre fait 15°C en moyenne. L’atmosphère censément polluée de CO2 est grosso modo à -30°(moins 30 degrés) à 10 km d’altitude. Dire de cette atmosphère (stratosphère) froide qu’elle réchauffe la Terre, qui est bien plus chaude qu’elle, est une aberration. La thermodynamique nous dit que la chaleur va toujours du chaud vers le froid et jamais dans le sens inverse, ce qui correspond à notre expérience quotidienne.
 Q : Alors au final, comment expliquez-vous ce fichu réchauffement ?
  Je n’ai pas de réponse car trop de facteurs entrent en jeu. Par contre, j’ai des hypothèses. Je soupçonne par exemple les variations de l’intensité du rayonnement solaire – qui répondent à des cycles – de jouer un rôle central, tout comme les processus nucléaires complexes et méconnus qui sont à l’œuvre au centre de notre Terre. Quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre !
 Source : Werner Munter

à suivre