Jean-Bernard Papi, romancier, essayiste, nouvelliste et poète

                                                 Partageons nos plaisirs, j'écris vous me lisez.  

                    Sur l'auteur (suite 3)

                                    Quelques critiques  portant sur l'ensemble

                                   de mes textes, nouvelles , poèmes et romans 







 

                       





 
Critique du Général Michel Forget dans le journal des Écrivains  Combattants sur


Vie et passion de Ferdinand Quatrefigues:

  ci- contre

              




 

Les Yeux verts
Ces yeux verts d’Alice, la perfection de son corps et une liberté toute neuve l’aideront-ils, un jour prochain, à retrouver la voie du bonheur ? Si tel était le cas, ce ne serait pas conforme à la logique de l’écrivain Jean-Bernard Papi qui préfère surfer sur le registre de l’absurde. En réalité, le charme de la jeune femme serait plutôt déclencheur de catastrophes. C’est de sa faute aussi. Ou plutôt de la faute de son idéalisme un peu naïf. Après un divorce, douloureux comme tous les divorces, elle s’avise, pour le temps de ses loisirs, d’aller se ressourcer à la campagne. Séduite par l’ondulation des blés mûrs en été, le silence, et quelques réminiscences du poème de Péguy, elle achète en Beauce une vieille ferme à retaper. Pour qu’ils profitent de l’air pur, elle y emmène ses deux enfants de moins de dix ans et aussi son beau-fils, un bel adolescent de dix-sept ans, encore un peu timide mais qui ne demande qu’à se déniaiser tout à fait. Des aménagements bien pensés font de cette maison un lieu de rêve où l’on peut vivre sans contraintes, ainsi que la maîtresse de maison le souhaite. Sauf qu’alentours, c’est presque le désert. Le voisinage se révèle plutôt arriéré, malgré l’industrialisation poussée de l’agriculture. Et l’hiver, le vent qui souffle sur la plaine est glacial. Qu’importe ! Le ciel étoilé est si beau quand on le contemple appuyée sur l’épaule de l’un ou l’autre soupirant ! Car les yeux verts d’Alice font des ravages. Dans toutes les directions. Et comme elle ne craint pas de faire fi des tabous… cela l’emmène assez loin.
 Hélas, il semble, un jour, que la maison ait des oreilles et même des yeux... Constatation angoissante. D’autant plus angoissante que, certaines nuits, se font entendre des hurlements bizarres, dont on ne sait s’ils émanent d’un animal, d’un être humain ou d’un fantôme. La peur s’installe. A juste titre car tout se terminera par un drame. Heureusement, la sympathique petite famille s’en tire à bon compte… Choquée, Alice déménage… Plus tard, lorsqu’elle retourne sur les lieux, elle constate juste qu’on lui fait un peu la tête ! Une bonne cuvée Papi, à recommander à ceux qui raffolent des ambiances à la fois un peu chaudes et mystérieuses. 
Michelle Peyssonneaux 

 

                               
                            

Interview paru dans "Comme une culture" N°3 (Aujourd'hui introuvable) de Michelle Peyssonneau