| 4/7/2011 | L'Allemagne et les dettes de la Grèce |
L’Allemagne accuse la Grèce, l’un des plus dispendieux PIGS, de vivre au-dessus de ses moyens et d’appeler à l’aide les pays vertueux du Nord. Dont elle est. Les Allemands rechignent à mettre la main au portefeuille. Faut-il leur rappeler qu’en matière de dettes non honorées ils en furent les champions (1) après la première guerre mondiale comme après la seconde. Aucun état européen n’a cru bon de leur réclamer des dommages et intérêts après le passage des hordes Teutonnes. La Grèce en a souffert comme les autres mais s’est montrée généreuse en « oubliant ». Il était prévu également qu’en cas de réunification l’Allemagne rembourserait ses dommages de guerre. Ce que n’a pas fait Helmut Kohl en 1990, naturellement. Alors maintenant il faut aider la Grèce, même si les 11 banques allemandes qui détiennent des actifs grecs doivent en souffrir, un peu. Les banques françaises ne sont que 4 à détenir des actifs de cette sorte. Et puis tant qu’elle y est, qu’elle vienne débarrasser nos côtes atlantiques des blockhaus qu’elle a oubliés.
(1)Voir Courrier International 1078 du 30-06 et l’interview de l’historien Albrecht Ritschl.
Il semblerait, mais cela est à vérifier, que l'Allemagne ait terminé de verser en 2010 à qui de droit (?) les dommages de guerre dus après 14-18 (?) soit 56 milliards d'euros.
Pour revenir à la Grèce son gouvernement pourrait faire appel à la générosité de son église qui pour être orthodoxe n'en est pas moins immensément riche, propriétaire de plusieurs milliers d'hectares et de plusieurs centaines de maisons rien que dans Athène, ses popes recoivent en outre un salaire mensuel de 2000€ versés par l'Etat. Les dettes de la Grèce ne représentent qu'une goutte d'eau pour l'Eglise grecque, une aumône en somme, mais disent ces braves gens : "Nous prions pour le salut de notre gouvernement".
Mais peut-être préfèrent-ils que leur pays sorte de la zone Euro, une zone de mécréants ?
Jean-Bernard Papi-2012
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